Vivre dans un décor loué et le changer au gré des tendances et de ses envies : c’est l’offre de l’entreprise montréalaise Fülhaus, qui revoit l’aménagement intérieur autrement avec un concept de décoration clés en main.

Isabelle Morin Isabelle Morin
La Presse

Il n’est pas donné à tout le monde de créer des décors de magazines. Certains imbriquent cependant les morceaux avec aisance et en ont fait leur spécialité. C’est le cas de Fulhaüs, dont le service, auparavant réservé aux entreprises, s’ouvre désormais au résidentiel avec un concept novateur de décoration « en boîte ».

IMAGE FOURNIE PAR FÜLHAUS

Tableau réalisé pour une cliente en fonction du style « Argile » sélectionné par cette dernière

Rendez-vous sur l’internet pour choisir un style parmi six collections montées en fonction des tendances de la saison. Les designers de Fülhaus s’occupent ensuite de magasiner les éléments du décor selon le forfait sélectionné et le nombre de pièces à aménager, puis coordonnent les opérations pour que tout soit remis au client en une seule livraison, à domicile.

L’entreprise pousse l’idée de la déco sans tracas un peu plus loin en offrant la possibilité de louer le mobilier et les accessoires pour un minimum d’un an, au-delà duquel elle se charge de les récupérer. À moins que le client ne décide de renouveler sa location pour une autre année, à 40 % du prix initial, ou encore d’acheter son décor.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

L’entrepreneure à l’origine du concept de Fülhaus, Andria Santos

Simple et instantané

« Les goûts changent ; les styles aussi. Moi, je n’ai pas de meubles. Je n’ai pas envie de rester prise avec mon ameublement et j’aime pouvoir changer régulièrement de décor », affirme Andria Santos, qui a fondé Fülhaus afin de répondre, dans un premier temps, aux besoins des promoteurs immobiliers. Pour eux, l’entreprise meuble, en partie ou en totalité, des séries de logements destinés à la location ou à la vente.

L’ancienne avocate a démarré Fülhaus en marge de son emploi pour un promoteur immobilier, justement. « On avait ouvert avec un magasin de meubles vintage en ligne. Je partais en U-Haul à la recherche de meubles spéciaux à travers le Québec. Puis on a commencé à avoir des demandes pour meubler des appartements », raconte Andria Santos.

PHOTO SYLVIE LI, FOURNIE PAR FÜLHAUS

Un aperçu du salon

Offrir ce service pour une grosse clientèle, ce n’est pas évident. Il fallait trouver une autre façon d’aller chercher des meubles qui sont beaux et qui ont du style en plus grosse quantité.

Andria Santos

L’entreprise a donc fait un léger virage.

Trois ans après avoir pris son envol, Fülhaus — alors présente dans l’ensemble du Canada — mettait un pied aux États-Unis, puis un autre en Europe. Le concept plaît non seulement aux entreprises, mais aux particuliers qui ont été de plus en plus nombreux à vouloir eux aussi leur décor instantané.

PHOTO SYLVIE LI, FOURNIE PAR FÜLHAUS

Coin lecture

« L’idée d’ouvrir notre service au résidentiel mijotait, mais le temps nous manquait pour étudier la question. D’un point de vue logistique, il est très différent d’offrir 30 canapés qu’un seul », souligne la directrice de Fülhaus, qui a constaté une augmentation considérable des demandes durant les derniers mois.

Sans attaches

Fülhaus lance ce mois-ci son nouveau concept à Montréal, où elle a fait ses débuts. Son nom est d’ailleurs une ode à la métropole et combine le nom de l’architecte Buckminster Fuller, qui a dessiné la sphère de l’île Sainte-Hélène pour l’Expo universelle de 1967, au mot Bauhaus, mouvement architectural qui a façonné en partie l’architecture de Montréal.

PHOTO SYLVIE LI, FOURNIE PAR FÜLHAUS

Un brin de causette en prenant le thé…

Elle vise une clientèle mobile, principalement les étudiants et les jeunes professionnels qui sont appelés à être mobilisés ailleurs pour leur carrière ou qui ne souhaitent pas investir dans l’achat de meubles avant d’acheter leur maison. Fülhaus leur propose de décorer plusieurs pièces ou une seule. Elle offre entre autres l’aménagement d’un bureau à domicile — concept dans l’air du temps ! Il faut compter environ 550 $ par mois pour décorer un studio, ce qui inclut le mobilier et les accessoires (décor, cadres, éclairage…).

Tous les meubles proposés sont neufs au moment de leur arrivée. Mais où vont ceux qui repartent une fois loués ? « Nous avons établi des partenariats avec plusieurs organismes caritatifs afin de nous assurer que nos produits se retrouvent dans les mains de gens dans le besoin et non pas dans les dépotoirs ou dans les rues, comme il est si commun autour du 1er juillet », répond Andria Santos. Fülhaus considère d’ailleurs l’option d’offrir du seconde main ou du vintage dans le futur.

> Consultez le site de Fülhaus

PHOTO SYLVIE LI, FOURNIE PAR FÜLHAUS

La chambre à coucher

Pour les étudiants de passage

« Les étudiants étrangers n’ont souvent pas les moyens de s’offrir un ameublement complet au moment de leur arrivée, constate Yassine El Orche, de Pack Mobilier. Louer leur permet d’économiser de l’argent et de s’éviter les tracas du magasinage. » La petite entreprise, qui dessert Montréal et sa couronne, s’occupe de meubler leur chambre ou leur appartement pour une période de 4 à 12 mois, et se charge de la revente au moment de leur départ.

> Consultez le site de Pack Mobilier