En déco, il n’y a jamais trop de sources d’inspiration. Voici donc quelques bonnes idées aussi faciles à aimer qu’à appliquer dans votre décor.

Violaine Ballivy Violaine Ballivy
La Presse

Que sont devenues les emblématiques boules arc-en-ciel du Village gai de Montréal ? Elles décorent maintenant des dizaines de maisons, d’appartements ou de ruelles de la métropole.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Patricia Ruel et son fils Salvador, dans le jardin nouvellement décoré d’un fragment de l’œuvre de Claude Cormier.

Patricia Ruel, par exemple, a installé une « ligne » de 54 boules — comme elles étaient vendues — dans sa cour arrière. D’un beau vert qui se fond dans la nature « parce qu’on ne voulait pas que la maison ressemble à une garderie, quand même », dit-elle en riant. Scénographe, elle a été charmée par l’idée d’introduire chez elle « un petit bout du patrimoine en design de Montréal. Une œuvre de Claude Cormier ! »

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Patricia Ruel a choisi une nuance de vert qui se fond bien dans le décor de sa maison de Villeray.

« Si j’avais pu, j’aurais pris un banc du métro, mais disons que les boules, c’était plus accessible », lance-t-elle à la blague. Et puis, c’était pour une bonne cause : l’argent amassé lors des ventes de septembre et d’avril dernier a été remis successivement à des organismes communautaires, puis à des programmes d’aide pour les marchands mis à mal par la pandémie.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Chaque ligne compte 54 boules.

Ces motivations rejoignent celles de Geneviève Blais, qui a acquis des « rose-mauve » l’an dernier, avant de les accrocher sur son balcon au début du mois de juin. « C’est tellement symbolique de Montréal, je ne pouvais pas passer à côté. »

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Geneviève Blais voulait des boules roses, mais ce furent les premières à être vendues. Elle a opté pour des « rose-mauve », fort jolies sur son balcon.

L’étape du lavage des boules — dans le bain ! – passée, celle de défaire les nœuds dans le fil de boules a été plus ardue. Mais le résultat, non moins satisfaisant. « Je voyage souvent et chaque fois que je dis où j’habite, les gens me disent : “Ah oui ! Les boules roses !” C’est vraiment un symbole très fort de Montréal, et c’est quelque chose d’avoir ça chez soi. »

PHOTO FOURNIE PAR GENEVIÈVE BLAIS

Avant de les installer, Geneviève Blais a donné un bain aux boules pour les dépoussiérer. Elle les entreposera à l’intérieur l’automne venu.

Installées en 2011, les boules étaient à l’origine toutes roses. Elles ont été par la suite déployées en « 18 nuances de gai ». Une partie des recettes de leur vente doit servir au financement de nouvelles œuvres d’art public dans le Village gai de Montréal.