(Téhéran) Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a dit vouloir relancer rapidement la refonte du réacteur à eau lourde d’Arak (centre) à des fins de recherche.

Agence France-Presse

« Ce projet doit être reconfiguré et mis en service le plus rapidement possible », a déclaré Mohammad Eslami lors d’une visite jeudi sur le site et dont les propos sont rapportés samedi par la presse. Il n’a toutefois pas donné de date précise.

L’accord international sur le nucléaire iranien, conclu en 2015, prévoit la reconfiguration et la reconstruction du réacteur d’Arak afin de le transformer en un réacteur de recherche, incapable de produire du plutonium à usage militaire que l’eau lourde peut servir à confectionner.

En 2019, les autorités iraniennes avaient annoncé que le circuit secondaire du réacteur, qui « transfère la chaleur générée dans le cœur du réacteur vers des tours de refroidissement », était opérationnel, alors que le circuit primaire, qui contient le cœur du réacteur, était toujours en construction.

Téhéran avait déclaré la même année que le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur le nucléaire l’année précédente avait ralenti la refonte du réacteur d’Arak, menée par la Chine.

L’annonce de la volonté iranienne de reconfigurer le réacteur d’Arak intervient quelques jours après un compromis sur la surveillance du programme nucléaire iranien, survenu lors de la visite à Téhéran du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi.

Au cours de cette visite, les deux parties avaient annoncé que les inspecteurs de l’AIEA allaient « être autorisés à intervenir pour entretenir l’équipement et remplacer les disques durs » des caméras placées par l’agence onusienne dans les installations iraniennes.