(Téhéran) L’Iran est « si puissant » qu’on l’accuse « à tort d’être derrière n’importe quel accident », a déclaré jeudi le chef des Gardiens de la Révolution iraniens, selon l’agence de presse Fars.

Agence France-Presse

La publication de ces propos attribués au général de division Hossein Salami survient après que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, en visite mercredi en Arabie saoudite, eut attribué une nouvelle fois à l’Iran les attaques ayant visé samedi des infrastructures pétrolières saoudiennes.

Depuis dimanche, l’Iran a rejeté les accusations américaines et saoudiennes à son endroit pour ces attaques revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen.

Rendant compte d’une visite du général Salami à Bojnourd, dans le nord-est de l’Iran, Fars indique que celui-ci a déclaré : « Puisque nous avons confiance dans le fait que nos soldats […] attendent l’ennemi avec vigilance aux frontières, nous n’avons aucune inquiétude vis-à-vis des ennemis, grands ou petits ».

« De telles inquiétudes ne sont pas les nôtres, et l’ennemi le sait, et aujourd’hui, nous sommes si puissants qu’ils sont contraints de nous accuser à tort d’être derrière n’importe quel accident », a ajouté l’officier cité par Fars à la fin d’un article consacré davantage aux efforts des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, en faveur du développement local.

Ces derniers propos ont également été repris en bandeau sur la télévision publique iranienne.

Menée par voie aérienne, l’attaque de samedi contre deux installations pétrolières dans l’ouest de l’Arabie saoudite a obligé ce pays, premier exportateur mondial de brut, à réduire temporairement de moitié sa production.

L’attaque a été condamnée « fermement » par la Maison-Blanche et le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a accusé l’Iran d’avoir « lancé une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial ».

Le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, a jugé dimanche que les accusations contre Téhéran étaient destinées à « écorner la réputation d’un pays afin de créer un cadre pour de futures actions contre lui ».

Le président américain Donald Trump a laissé entendre mercredi qu’il n’excluait aucune « option » contre l’Iran après ces attaques.