Une pénurie de médicaments disponibles pour les injections létales pourrait pousser l'État du Wyoming à permettre l'utilisation du peloton d'exécution pour les détenus condamnés à mort.

Publié le 21 mai 2014
AGENCE FRANCE-PRESSE

Un comité législatif a demandé à son personnel de rédiger un projet de loi en ce sens, qui pourrait être déposé en janvier prochain.

L'injection létale est une méthode pouvant de plus en plus difficilement être utilisée par les États depuis que des compagnies pharmaceutiques refusent de fournir les composantes traditionnellement incluses dans les substances injectées. Certains détenus ont lancé des débats constitutionnels après que des États se furent tournés vers des composantes non testées.

Le mois dernier, un détenu de l'Oklahoma, Clayton Lockett, est décédé d'une crise cardiaque plus de 40 minutes après que des agents correctionnels eurent commencé à lui administrer l'injection. Le président Barack Obama avait qualifié l'incident de profondément troublant et demandé à son secrétaire à la Justice de se pencher sur l'application de la peine capitale.

En Utah, on pourrait également se tourner vers les pelotons d'exécution et un projet de loi en ce sens pourrait aussi être déposé en janvier.

L'Utah avait interdit cette méthode d'exécution en 2004, ne l'offrant qu'aux détenus condamnés à mort avant cette année. La dernière exécution de ce genre a eu lieu en 2010.