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Ukraine: fortes explosions à Marioupol en plein cessez-le-feu

Trois tanks ukrainiens à chenilles se sont rendus... (Photo PHILIPPE DESMAZES, AFP)

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Trois tanks ukrainiens à chenilles se sont rendus à toute allure en direction du point de contrôle, mais ont rapidement fait demi-tour.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

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Amélie HERENSTEIN
Agence France-Presse
MARIOUPOL

De fortes explosions ont retenti samedi soir à l'est de Marioupol, ville portuaire de l'est de l'Ukraine, laissant craindre une rupture du l'accord de cessez-le-feu signé la veille entre les autorités ukrainiennes et les séparatistes prorusses.

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De nombreuses explosions ont retenti en fin de soirée et une épaisse fumée était visible à l'horizon. Un point de contrôle jusqu'ici tenu par les forces loyalistes semblait en proie aux flammes, à la sortie de la ville, selon des journalistes de l'AFP à proximité. Les explosions ont cessé vers 21h00 (17h00, heure de Montréal).

Trois tanks ukrainiens à chenilles se sont rendus à toute allure en direction du point de contrôle, mais ont rapidement fait demi-tour. Des dizaines de voitures de particuliers fuyaient la zone en direction inverse, vers la ville.

À Donetsk en revanche, la situation semblait calme, selon l'AFP.

Plus tôt samedi, les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine s'étaient félicités au cours d'un entretien téléphonique que le cessez-le-feu signé vendredi à Minsk était «globalement respecté».

Destiné à mettre fin à un conflit de près de cinq mois dans cette région ayant fait, selon l'ONU, 2600 morts et provoqué le départ d'un demi-million de réfugiés et déplacés, ce cessez-le-feu avait été accueilli avec scepticisme par les Occidentaux qui n'ont pas renoncé dans l'immédiat à de nouvelles sanctions contre la Russie accusée de porter atteinte à la «souveraineté de l'Ukraine».

Samedi matin, rebelles et forces gouvernementales s'étaient mutuellement accusés d'avoir violé le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi à 15h00 (11h00, heure de Montréal), par des tirs sur leurs positions respectives dans et autour des fiefs rebelles de Donetsk et Lougansk.

Lors d'une conversation téléphonique, MM. Porochenko et Poutine ont joué l'apaisement et «constaté que le régime de cessez-le-feu était globalement respecté. Ils ont discuté de mesures à prendre pour que le cessez-le-feu ait un caractère durable», a indiqué la présidence ukrainienne.

Désirs d'indépendance

Ce cessez-le-feu constituait un succès pour les insurgés et la Russie, dans la mesure où il semblait entériner la perte pour Kiev de plusieurs villes de l'Est après l'avancée victorieuse ces dernières semaines des rebelles, aidés sur le terrain par des militaires russes, selon les Occidentaux.

Les rebelles ont exigé samedi leur «indépendance» après les négociations vendredi à Minsk entre le «groupe de contact» composé de l'Ukraine, de la Russie et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les séparatistes.

«L'essentiel qui reste après ces négociations, c'est la reconnaissance d'une république autonome et indépendante au sein de la DNR ou au sein de Novorossia» (Nouvelle Russie, terme utilisé par le président russe pour désigner plusieurs régions de l'est et du sud de l'Ukraine, NDLR), a déclaré samedi à l'AFP le président du parlement de la DNR Boris Litvinov.

«Ensuite on peut marchander avec l'Ukraine et même l'aimer, mais d'égal à égal», a-t-il ajouté, estimant que parmi les conditions de Kiev, seules «deux sont acceptables pour nous: le cessez-le-feu et l'échange de prisonniers».

Dimanche, Amnesty International a renvoyé dos à dos les belligérants: «Toutes les parties au conflit se sont montrées indifférentes à l'égard de la vie des civils et négligent de manière flagrante leurs obligations internationales», a dénoncé le secrétaire général de l'association Salil Shetty.

Photos satellites à l'appui, Amnesty estime en outre qu'il apparaît «clairement que la Russie entretient le conflit, aussi bien par son ingérence directe que par le soutien qu'elle accorde aux séparatistes dans l'est de l'Ukraine».

Troupes russes déployées

La trêve annoncée à Minsk n'a d'ailleurs pas convaincu les Occidentaux, qui ont accusé ces derniers jours la Russie d'avoir déployé des troupes régulières dans l'est de l'Ukraine, même si Moscou a toujours démenti toute implication sur le terrain.

Pour le patriarche de Kiev Filaret, Vladimir Poutine est par ses actes «devenu un nouveau Caïn qui fait verser le sang des frères et entortille le monde par le mensonge», se référant au personnage de la Bible qui tue son frère Abel et interpellé par Dieu, nie son crime.

Les 28 États membres de l'Union européenne se sont mis d'accord vendredi soir pour de nouvelles sanctions contre la Russie, qui seront formellement adoptées lundi.

Cette série de sanctions comprend des mesures renforcées concernant l'accès aux marchés des capitaux, la défense, les biens à double usage civil et militaire et les technologies sensibles. Les sanctions seront publiées au Journal officiel de l'UE, permettant leur entrée en vigueur, probablement mardi, selon une source diplomatique.

Mais la Russie a averti samedi qu'elle réagirait en cas de nouvelles sanctions économiques, en accusant l'Union européenne de soutenir ainsi «le parti de guerre à Kiev».

En outre, l'OTAN mène jusqu'au 10 septembre des exercices militaires, dans les pays baltes, en Allemagne et en Pologne, qui doivent indiquer «haut et fort» que l'Alliance est prête à défendre ses pays membres, a déclaré samedi à Riga un haut responsable, le général Hans-Lothar Domrose.




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