Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi avoir annulé l'intégralité des sommes qu'Haïti lui doit et avoir accordé à ce pays une nouvelle facilité de caisse pour soutenir sa croissance et l'aider à se reconstruire.

Mis à jour le 21 juill. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le conseil d'administration du FMI a accordé une annulation de dette totale à Haïti, ce qui correspond à une remise de dette de 268 millions de dollars, indique l'organisation multinationale dans un communiqué.

Dans le même temps, l'instance de décision du Fonds a accordé une nouvelle facilité de crédit au pays, frappé en janvier par un terrible séisme, indique le communiqué.

Cette facilité étendue de crédit (FEC), aide accordée à des pays connaissant des difficultés prolongées de balance des paiements, doit permettre à Haïti de bénéficier d'une facilité de caisse d'une durée de trois ans. L'argent, qui sera débloqué par tranches successives, permettra à Port-au-Prince de tirer à terme jusqu'à 60 millions de dollars auprès du Fonds, indique le FMI.

Le directeur général du Fonds, Dominique Strauss-Kahn, a appelé les nations ayant promis d'aider Haïti de «à tenir promesse rapidement afin que la reconstruction puisse s'accélérer, et que la qualité de vie des Haïtiens s'améliore en même temps que s'apaiseront les tensions sociales».

M. Strauss-Kahn faisait-là référence à l'aide promise lors d'une conférence organisée en mars pour aider Haïti à se reconstruire et au cours de laquelle ont été promis 9,9 milliards de dollars, dont 5,3 doivent être déboursés au cours des dix-huit mois à venir.

L'organisation de Washington a précisé que sa nouvelle aide à Haïti avait été financée grâce au Fonds fiduciaire du FMI pour l'allégement de la dette après une catastrophe (ADAC), lancé en juin.

Dans un communiqué distinct, le Fonds précise les modalités de fonctionnement de ce nouveau mécanisme et indique que celui-ci est destiné à «dégager des ressources supplémentaires pour satisfaire aux besoins exceptionnels de balance des paiements créés par la catastrophe puis par la reconstruction», en complément du financement des donateurs.