Le candidat républicain à la présidence des États-Unis, Mitt Romney, se dit persuadé que les Palestiniens «ne s'intéressent absolument pas» à la paix avec Israël, selon un nouvel extrait de la vidéo volée qui secoue sa candidature depuis lundi.

Mis à jour le 18 sept. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le journal de gauche Mother Jones a mis la main sur cette vidéo filmée à l'insu du candidat républicain lors d'une séance de collecte de fonds, le 17 mai dernier. Il y disserte notamment sur la «mentalité de victimes» des électeurs du président sortant Barack Obama.

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Mardi, le journal a mis en ligne un nouvel extrait dans lequel M. Romney affirme que les Palestiniens «ne s'intéressent absolument pas à la paix» avec Israël et «qu'un cheminement vers la paix est presque absolument impensable».

Il dit que, s'il est élu, il ne tentera pas de relancer le processus de paix israélo-palestinien.

«On gère les choses du mieux qu'on peut. On espère une certaine stabilité, mais on reconnaît que cela va rester un problème sans solution, et on remet le problème à plus tard en espérant qu'en fin de compte, d'une façon ou d'une autre, quelque chose va se produire et le résoudre», dit-il.

Depuis le début de sa campagne, M. Romney a donné des gages de loyauté et de soutien à Israël, pays qu'il a accusé le président Obama d'avoir «laissé tomber».

Dans la vidéo révélée mardi, le candidat républicain affirme que «l'idée de faire pression sur les Israéliens pour qu'ils donnent quelque chose aux Palestiniens en échange de gestes (de ces derniers) est la pire idée du monde».

M. Romney s'était déjà attiré les foudres des Palestiniens à la suite de sa visite à Jérusalem, à la fin du mois de juillet, au cours d'une tournée à l'étranger marquée par une succession de couacs.

Les Palestiniens s'étaient en particulier élevés contre des déclarations jugées «racistes» du candidat républicain, qui avait estimé que l'écart entre leur situation économique et celle d'Israël s'expliquait par une différence de culture. Il avait aussi suscité leur ire en qualifiant Jérusalem de «capitale d'Israël», alors que les Palestiniens souhaitent en faire la capitale d'un futur État.