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Les États-Unis frappent des raffineries de l'EI en Syrie

Des avions de combat F/A-18E Super Hornet de la... (Photo: AFP)

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Des avions de combat F/A-18E Super Hornet de la US Navy survolant le nord de l'Irak, près de la frontière avec la Syrie, mercredi matin.

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Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Jérôme CARTILLIER, Hervé ASQUIN
Agence France-Presse
New York

Les États-Unis ont intensifié leurs frappes mercredi soir en Syrie visant des raffineries contrôlées par le groupe État islamique (EI), au moment où le président Barack Obama appelait à l'ONU le monde à «s'unir» face à la menace djihadiste.

Celle-ci s'est une nouvelle fois imposée avec force aux dirigeants mondiaux réunis à New York pour la grand-messe annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU, avec l'annonce de l'exécution par ses ravisseurs d'un otage français en Algérie.

Mercredi soir, les États-Unis, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont frappé 12 raffineries contrôlées par l'EI dans l'est de la Syrie, a annoncé le Pentagone.

C'est la première fois que cette coalition contre l'EI s'en prend à des installations pétrolières dans le but d'assécher la source principale de financement des djihadistes, qui revendent le pétrole en contrebande à des intermédiaires des pays voisins.

«Le seul langage que des tueurs comme ceux-là comprennent est celui de la force», avait lancé auparavant M. Obama à la tribune de l'ONU avant de présider un Conseil de sécurité extraordinaire qui a adopté une résolution pour endiguer le flot des djihadistes étrangers en Syrie et Irak.

Barack Obama s'adressant mercredi devant l'assemblée générale de... (Photo: AFP) - image 2.0

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Barack Obama s'adressant mercredi devant l'assemblée générale de l'ONU.

Photo: AFP

«Aujourd'hui, j'appelle le monde à se joindre» à ce combat, a poursuivi M. Obama, après le début mardi à l'aube des premières frappes contre les djihadistes ultra-radicaux sur le sol syrien conduites par Washington et ses alliés arabes.

Le président américain a affiché sa détermination à travailler avec une vaste coalition pour «démanteler ce réseau de la mort» qui a proclamé fin juin un «califat» sur les régions qu'il contrôle en Irak et en Syrie.

Au même moment, le groupe Jund al-Khilafa, lié à l'EI, diffusait une vidéo montrant la décapitation d'Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans. Le groupe avait menacé d'exécuter le Français si Paris ne renonçait pas à ses frappes aériennes en Irak.

Le président François Hollande a dénoncé depuis New York «un crime odieux dont les auteurs devront être châtiés». «Ma détermination est totale et cette agression ne fait que la renforcer», a-t-il déclaré.

M. Obama, tout comme le Conseil de sécurité dans son ensemble, a assuré la France de son soutien face à ce «meurtre brutal».

La vidéo, postée sur des sites djihadistes et intitulée «Message de sang pour le gouvernement français», montre l'otage, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés et le visage dissimulé.

Le gouvernement algérien, qui a promis de tout faire selon le président Hollande pour «retrouver les assassins», a dénoncé un acte «odieux» tandis que l'Union européenne parlait d'un «assassinat barbare».

«Terroristes et criminels» 

La mise en scène de sa décapitation ressemble à celles des deux journalistes américains enlevés en Syrie James Foley et Steven Sotloff et de l'humanitaire britannique David Haines par des membres de l'EI, diffusées ces dernières semaines.

A la tribune de l'ONU, le roi Abdallah II de Jordanie a lui aussi appelé à mener une «stratégie collective» pour venir à bout de «ces terroristes et criminels qui visent la Syrie, l'Irak et d'autres pays».

La Jordanie fait partie de la coalition mobilisée par Washington contre l'EI et elle a pris part, selon des responsables américains, aux raids aériens en Syrie contre des positions de l'organisation mardi et mercredi.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des avions de la coalition avaient visé «des positions et des routes d'approvisionnement de l'EI» dans les environs de la ville kurde d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), complètement encerclée par le groupe extrémiste, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le gouvernement néerlandais a annoncé qu'il mettrait six avions de combats F-16 et un maximum de 250 militaires à disposition de la coalition internationale.

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré sur Twitter avoir obtenu le rappel du parlement vendredi afin de débattre de la demande d'aide irakienne de frappes aériennes contre les djihadistes ultra-radicaux.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a pour sa part déclaré qu'Ankara pourrait fournir un soutien militaire ou logistique à l'opération.

15 000 combattants étrangers 

Lors d'une réunion au sommet présidée - fait rare - par M. Obama, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution imposant aux États, sous peine de sanctions, d'empêcher leurs citoyens de s'enrôler dans des organisations extrémistes comme l'État islamique.

Le texte stipule que tous les États membres doivent s'assurer que «leurs lois et règles nationales instaurent de lourdes sanctions pénales» à l'encontre des djihadistes étrangers et des responsables de leur recrutement et de leur financement.

A l'ouverture des débats, M. Obama a souligné que, selon les services de renseignement, plus de 15 000 combattants étrangers venus de plus de 80 pays avaient rejoint ces dernières années les organisations extrémistes en Irak et en Syrie.

Plusieurs pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, ont déjà pris ou annoncé des mesures dans ce domaine. Ils craignent de voir les djihadistes, une fois aguerris, revenir sur leur territoire pour organiser des attentats.

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, M. Obama a salué la «vision» du nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi jugeant que, depuis son arrivée au pouvoir, il s'était adressé «à toutes les composantes de la société irakienne».

Nommé mi-août à la tête du gouvernement irakien, M. Abadi a succédé à Nouri al-Maliki, chiite comme lui, dont les politiques ont été jugées en partie responsables de l'avancée des insurgés sunnites en Irak.




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