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L'ONU accuse l'EI de «crimes contre l'humanité»

Des militants de l'EI, dont l'un agite un... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/STRINGER)

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Des militants de l'EI, dont l'un agite un drapeau du groupe islamiste, paradent dans la province de Raqqa, dans le nord de la Syrie, le 30 juin, pour célébrer leur déclaration de l'établissement d'un «califat» à cheval sur la Syrie et l'Irak.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
GENÈVE, Suisse

Les exécutions sommaires publiques de civils les vendredis dans les zones syriennes sous contrôle de l'État islamique (EI) sont devenues un «spectacle ordinaire», a dénoncé mercredi une commission d'enquête de l'ONU dans un rapport où elle accuse notamment le groupe djihadiste de «crimes contre l'humanité».

Le rapport détaille les horreurs perpétrées par les djihadistes de l'EI, mais aussi les massacres et atrocités que continuent de pratiquer les autres groupes non étatiques et les forces gouvernementales.

«On a déjà dit quatre fois aux 15 membres du Conseil de sécurité: "Vous êtes responsables de l'impunité qui règne en Syrie"», a déclaré aux médias le président de la commission d'enquête, Paulo Pinheiro, reconnaissant son impuissance à convaincre le Conseil de sécurité, seul organe apte à saisir la Cour pénale internationale (CPI) dans le cas de la Syrie, à agir.

«Cela fait 3 ans que l'on rassemble des preuves contre les suspects, chaque jour on a de nouveaux crimes (...) et la communauté internationale n'intervient pas», s'est aussi insurgé Carla del Ponte, également membre de la commission.

La commission a été mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour enquêter sur les crimes commis par toutes les parties en Syrie.

Elle a été mise en place en août 2011 et publie depuis cette date des rapports.

La mise à jour publiée mercredi concerne la période du 20 janvier au 15 juillet dernier et est basée sur 480 entretiens.

Dans ce huitième rapport, les enquêteurs accusent une fois de plus le gouvernement de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. Les groupes armés non étatiques sont également accusés de crimes de guerre. Les djihadistes de l'EI sont en outre accusés de crimes contre l'humanité.

«Les exécutions dans les lieux publics sont devenues un spectacle ordinaire les vendredis à Raqqa et dans les zones contrôlées par l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la province d'Alep», indique la commission.

Ces exécutions sommaires ont pour objectif d'«instiller la terreur parmi la population» et de s'assurer que cette dernière soit soumise à son autorité, ajoute-t-elle.

D'après le rapport, les djihadistes encouragent et obligent même parfois la population à assister à ces exécutions. La majorité des victimes sont des hommes, mais plusieurs garçons âgés entre 15 et 17 ans ont aussi été exécutés sommairement, ainsi que des femmes.

Les personnes sont tuées par armes à feu, ou bien elles sont décapitées, flagellées ou lapidées. Les corps sont ensuite abandonnés sur l'espace public, souvent sur des «crucifix», pendant plusieurs jours.

Les enquêteurs accusent par ailleurs les djihadistes de recruter et d'entraîner militairement des garçons âgés de 10 ans dans des camps.

«Pour combattre l'EIIL, il faut mettre un terme au conflit», a expliqué M. Pinheiro, mais «il est dangereux de concentrer notre attention sur l'EIIL» car «l'EIIL n'a pas le monopole de la brutalité dans le conflit en Syrie».

La commission d'enquête soupçonne Damas d'avoir largué par hélicoptères des barils d'explosifs additionnés de chlore à Kafr Zeita, à Al- Tamana'a et à Tal Minnis (ouest).

«Il existe des motifs raisonnables de croire que les armes chimiques, probablement du chlore, ont été utilisées» huit fois sur une période de 10 jours en avril, écrivent les enquêteurs, qui ont interrogé plusieurs témoins directs de ces attaques.

Le régime du président syrien Bachar al-Assad et les rebelles s'accusent mutuellement d'utiliser des agents chimiques, dont le chlore, depuis le début de ce conflit sanglant en mars 2011.




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