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Un attentat dans un quartier chrétien de Damas fait quatre morts

La télévision a affirmé que l'attentat s'était produit... (PHOTO AFP/SANA)

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La télévision a affirmé que l'attentat s'était produit dans le quartier de Bab Touma, tandis que l'agence officielle Sana a indiqué qu'il avait frappé le quartier contigu de Bab Charqi.

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Agence France-Presse
Damas

Au moins quatre personnes ont péri dans un attentat suicide qui a frappé jeudi la vieille ville de Damas, nouvel épisode sanglant d'une guerre civile dans laquelle le fossé entre besoins humanitaires et aide distribuée ne cesse de s'accroître, selon la Croix-Rouge.

Par ailleurs, 16 cadavres de prisonniers torturés à mort ont été remis à leurs familles par un hôpital de Damas, selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, qui affirme que les détenus sont systématiquement torturés dans les prisons syriennes et s'inquiète pour la vie de milliers d'autres prisonniers.

L'attentat suicide de Damas est survenu dans un quartier chrétien jusqu'ici relativement épargné par les violences, à proximité de l'église mariamite et des locaux de l'association caritative chiite Al-Ihsane selon des médias syriens et des témoins.

«Il semblerait que ce soit l'association caritative chiite qui ait été visée», a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le conflit a pris au fil des mois une tournure confessionnelle, notamment avec l'implication du Hezbollah chiite libanais aux côtés des troupes de Bachar al-Assad --issu de la minorité alaouite, une branche du chiisme-- lors des combats contre les rebelles, en grande majorité sunnites.

Un vidéaste de l'AFP sur place a vu un cadavre allongé sur la chaussée.

La télévision officielle d'information en continu al-Ikhbariya a montré le corps d'un homme, le présentant comme «celui qui s'est fait exploser et qui a eu les pieds amputés».

À quelques centaines de mètres du lieu de l'attentat, «deux obus de mortier sont tombés (...) sans faire de victimes», a ensuite rapporté l'OSDH.

Cette annonce est intervenue au moment où les États unis, pourtant à l'origine, avec les Russes, de ce projet, ont dit douter de la tenue prochaine d'une conférence de paix internationale sur la Syrie.

«Conflit prolongé»

Alors qu'une solution politique semble s'éloigner, le fossé entre les besoins de la population et l'aide distribuée ne cesse de s'accroître, a déploré le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer.

Le CICR table désormais sur «un conflit prolongé» en Syrie, devenue sa première opération en termes de dépenses, où il y a désormais «un décalage énorme entre la capacité à répondre (...) et la vitesse croissante avec laquelle les besoins augmentent», selon M. Maurer.

Le conflit a poussé un quart des 23 millions de Syriens à quitter leur foyer, selon l'ONU.

En l'absence d'issue diplomatique, les rebelles réclament des armes lourdes pour venir à bout du régime, une demande à laquelle les onze pays «Amis de la Syrie» ont répondu en promettant «une aide urgente en matériel et en équipements».

Ils ont précisé que chaque État aiderait «à sa manière», contournant ainsi l'épineuse question de l'aide militaire directe que plusieurs pays occidentaux refusent de fournir.

Jusqu'à présent, le gros de l'aide militaire provient de l'Arabie saoudite et du Qatar. La Russie a d'ailleurs accusé jeudi Ryad de «financer et armer les terroristes», mot par lequel le régime syrien et ses alliés désignent les rebelles.

La chancelière Angela Merkel a exprimé sa «compréhension» concernant les livraisons d'armes, tout en soulignant cependant que «l'Allemagne ne livre pas d'armes dans des régions en guerre civile pour des raisons juridiques» et donc n'en livrera «pas non plus en Syrie».

Autre inquiétude à l'étranger: l'arsenal chimique de Damas. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a rencontré à huis clos l'expert des Nations unies en charge de l'enquête sur l'utilisation de telles armes, le Suédois Ake Sellstrom, dont l'équipe n'a pu jusque-là entrer en Syrie.

Londres, Paris et Washington affirment détenir des preuves de l'utilisation d'armes chimiques par l'armée.

Enfin, la déstabilisation du Liban voisin par la guerre en Syrie est une autre source d'inquiétude dans le monde.

Dans ce contexte, le secrétaire d'État américain John Kerry a téléphoné jeudi au président libanais Michel Sleimane pour lui promettre l'appui de Washington à la sécurité et à la souveraineté du Liban.

M. Kerry, actuellement en tournée au Proche-Orient, «a souligné que les États-Unis étaient complètement engagés pour soutenir le président (libanais) qui s'efforce de garantir la sécurité et la souveraineté du Liban», selon un communiqué du département d'État.

Sur le terrain, l'armée a attaqué jeudi Al-Qariateyn, une localité de la province de Homs (centre), après plusieurs jours de combats contre les rebelles, selon l'OSDH.

«L'armée veut s'assurer une sorte de victoire morale en écrasant Homs», surnommée la «capitale de la révolution» par les militants anti-régime, a estimé l'organisation.




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