L'identité présumée du responsable de l'enlèvement des otages français ne laisse rien présager de bon pour la suite des choses.

Publié le 29 sept. 2010
Marc Thibodeau LA PRESSE

De l'avis de nombreux analystes, Abdelhamid Abou Zeid - de son vrai nom Abid Hammadou - est un chef brutal et radical qui n'a pas hésité à tuer des Occidentaux par le passé.

La brigade qu'il dirige est responsable de l'exécution en juin 2009 d'Edwin Dyer, ressortissant anglais enlevé au Niger, et de la mort en juillet de Michel Germaneau, travailleur humanitaire français de 78 ans.

Selon Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, l'enlèvement d'un groupe de ressortissants français constitue une victoire pour le prestige d'Abou Zeid. «Il veut montrer qu'il est le plus agressif, pour valider son statut», dit M. Filiu.

Né dans le sud-est de l'Algérie, il aurait pris le maquis au début des années 90 après que les militaires eurent empêché l'arrivée au pouvoir du Front islamique du salut.

Il se retrouve plus tard dans le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dirigé par Abderezak El Para, qui s'illustre au début des années 2000 par l'enlèvement d'une trentaine de touristes occidentaux.

Aujourd'hui à la tête de plusieurs dizaines d'hommes qui se déplacent sur un vaste territoire désertique, Abou Zeid est l'un des principaux dirigeants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.