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Obama nie toute tractation avec Blagojevich

Rod Blagojevich et Barack Obama... (Photo: Reuters)

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Rod Blagojevich et Barack Obama

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(Los Angeles) La politique en Illinois a la réputation d'être un sport de contact où tous les coups sont permis. Hier, le président désigné, Barack Obama, a cherché à tracer la ligne entre la conduite de son équipe et les manoeuvres du gouverneur démocrate Rod Blagojevich, accusé d'avoir cherché à obtenir des pots-de-vin dans l'attribution du poste de sénateur laissé vacant par Obama.

«Je suis absolument certain que mon équipe n'a pas été impliquée (dans des tractations au sujet du poste), a dit Obama en point de presse à Chicago. Cela serait une violation de tout ce pourquoi notre campagne s'est battue.»

 

Obama a promis d'enquêter pour dissiper tout soupçon au sujet des liens avec Blagojevich. Le président désigné a aussi invité M. Blagojevich à démissionner. «Il n'a plus la confiance des électeurs de l'Illinois», a-t-il dit.

Le point de presse d'Obama devait servir à annoncer la nomination de Tom Daschle au poste de secrétaire de la Santé et des Services sociaux. Or, c'est le scandale politique en Illinois qui a dominé la période des questions.

Tôt mardi matin, la police a arrêté le gouverneur Blagojevich à son domicile. M. Blagojevich est accusé d'avoir créé un système «payer pour jouer» dans lequel les candidats intéressés au poste de sénateur vacant devaient lui promettre de l'argent.

Selon des documents de la poursuite diffusés sur le site d'enquête The Smoking Gun, M. Blagojevich «voulait être assuré de toucher des revenus de cette entente lorsqu'il aurait cessé d'être gouverneur».

Selon des enregistrements secrets cités par la poursuite, le gouverneur utilise un langage cru pour dire qu'il n'a pas l'intention d'attribuer le poste au mérite. «Je veux faire de l'argent», aurait-il confié à son chef de cabinet.

En tant que gouverneur, Rod Blagojevich a la responsabilité de nommer le successeur d'Obama au Sénat.

Puissant syndicat éclaboussé

Les enregistrements cités montrent aussi que M. Blagojevich est furieux de l'attitude de l'équipe d'Obama. «Ils ne veulent rien me donner», dit-il, selon la poursuite.

Les scénarios où les puissants syndicats de Chicago marchent main dans la main avec les patrons du Parti démocrate évoquent les années d'après-guerre, quand Joe Kennedy, le père de JFK, faisait la pluie et le beau temps dans cette ville.

Or, au moins un syndicat de Chicago a été nommé dans la poursuite contre le gouverneur Blagojevich, cette semaine.

Selon le FBI, le chef de cabinet du gouverneur aurait contacté le Service Employees International Union pour chercher à négocier un poste de directeur à 250 000$ par année pour Blagojevich, après son mandat. En contrepartie, le gouverneur se serait engagé à donner le poste de sénateur à Valerie Jarrett, protégée d'Obama, et décrite comme étant favorable aux demandes syndicales.

Le Service Employees International Union est le syndicat le plus puissant en Illinois. L'organisation a dépensé quelque 26 millions de dollars pour aider la campagne présidentielle de Barack Obama cette année. Les représentants du syndicat ont dit ne pas être en mesure de commenter l'affaire, hier.

L'inculpation du gouverneur Blagojevich a soulevé une tempête politique aux États-Unis depuis trois jours. Plusieurs élus républicains ont critiqué la réponse initiale d'Obama, qu'ils ont qualifiée de «vague».

Refus de démissionner

Le président désigné, comme la vaste majorité des sénateurs démocrates, a depuis appelé le gouverneur à donner sa démission. Libéré sous caution, M. Blagojevich a jusqu'ici refusé de partir. Il s'est d'ailleurs rendu au travail, mercredi et hier.

 




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