La Corée du Nord a dénoncé jeudi les manoeuvres militaires conjointes en cours entre son voisin du sud et les États-Unis, affirmant que, même réduits, ces exercices étaient un « défi » pour les efforts de paix dans la péninsule coréenne.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les États-Unis et la Corée du Sud ont annoncé dimanche qu'ils mettaient fin à leurs exercices militaires annuels conjoints de grande envergure, « Key Resolve » et « Foal Eagle », qui déclenchent régulièrement la colère de la Corée du Nord

Ces exercices sont remplacés par des manoeuvres plus limitées « afin de préserver une solide préparation militaire » des forces stationnées en Corée du Sud, selon le ministère sud-coréen de la Défense.

Washington et Séoul ont parallèlement annoncé la tenue d'exercices militaires « modifiés » du 4 au 12 mars, appelés « Dong Maeng » ou « Alliance », présentés comme essentiellement défensifs.

Ce changement est sensé conforter le rapprochement entre les deux Corées, engagé de manière spectaculaire en 2018 parallèlement à l'ouverture d'un dialogue inédit entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Mais selon l'agence officielle du Nord, KCNA, « les activités de mauvais augure entre les armées sud-coréenne et américaine constituent une violation injustifiée de la déclaration commune entre les États-Unis et la RPDC (dénomination officielle du Nord NDLR) ainsi que des déclarations Nord-Sud s'engageant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions militaires ».

Ces critiques surviennent peu après l'échec du second sommet entre le président américain et le dirigeant nord-coréen, la semaine dernière au Vietnam.

La rencontre Trump-Kim a été écourtée sans même que les deux hommes se mettent d'accord sur une déclaration commune, contrairement à ce qui s'était passé lors de leur premier sommet à Singapour. Ils ont néanmoins tous les deux dit leur volonté de poursuivre les négociations.

Donald Trump a par ailleurs prévenu mercredi qu'il serait « très déçu » s'il se confirmait que la Corée du Nord avait entrepris de reconstruire un site de lancement de fusées, comme rapporté par des experts américains, sur la base d'images prises par satellite.