Les trois touristes tués par des requins en eaux australiennes au cours des dernières semaines ont probablement été attaqués par trois bêtes différentes plutôt que par un seul mangeur d'hommes, affirment des experts.

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La plus récente attaque est survenue samedi quand un Américain de 32 ans, George Thomas Cartwright, a été attaqué et partiellement dévoré par un grand requin blanc pendant qu'il plongeait près de l'île Rottnest, à quelques kilomètres de la ville de Perth dans l'État d'Australie-Occidentale.

Les responsables de la région ont tendu des hameçons près de l'île, dimanche, en vertu d'une exemption qui permet au gouvernement de protéger la population contre les grands requins blancs, qui ont le statut d'espèce menacée. Le gouvernement pourrait aussi procéder à un abattage sélectif de certains requins.

Un biologiste de la vie aquatique du gouvernement australien, Barry Bruce, explique que les déplacements des populations de grands requins blancs sont encore mal compris, mais que les animaux suivent fréquemment la migration des baleines le long de la côte occidentale de l'Australie.

Il croit que l'abondance de requins dans les eaux de la région en cette période de l'année explique vraisemblablement les trois attaques survenues depuis deux mois. Une autre biologiste, Barbara Weuringer, a rappelé qu'il est impossible de savoir quel requin a attaqué un humain sans tout d'abord le tuer.

Les deux autres victimes sont un homme de 64 ans tué le 10 octobre à environ 20 kilomètres de l'île Rottnest et un homme tué le 4 septembre sur une plage au sud de Perth.