(Taipei) Taïwan a cloué au sol sa flotte de chasseurs F-16, alors que l’un d’entre eux, disparu en mer, était activement recherché, a annoncé mardi l’armée de l’air.

Publié le 11 janvier
Agence France-Presse

Le F-16V, un des avions de combat les plus avancés de Taïwan, a disparu des écrans radar une demi-heure après avoir décollé pour un vol d’entraînement de routine, selon la même source.

Le pilote est Chen Yi, 28 ans, qui a rejoint l’armée de l’air en 2020.

Le centre national des secours a indiqué que des témoins ont vu l’appareil « s’écraser dans la mer », ce que l’armée de l’air a confirmé lors d’une conférence de presse.

« Il n’y a aucun signe que le pilote ait pu sauter en parachute », a précisé l’inspecteur général de l’armée de l’air, le général Liu Hui-chien, selon qui tous les F-16 ont été interdits de vol pour le moment.

Cet accident survient moins de deux mois après la mise en service par Taïwan du premier escadron de F-16V, de conception américaine, dans un effort de remise à niveau de sa flotte aérienne, alors que les tensions avec la Chine sont à leur plus haut.

Taïwan, où les troupes nationalistes chinoises se sont réfugiées en 1949 après leur défaite face aux communistes, est considéré par Pékin comme une province rebelle devant à terme être réunifiée au continent, par la force si nécessaire.

La présidente Tsai Ing-wen a demandé que les causes de l’accident soient identifiées, selon ses services.

Au moins trois hélicoptères et cinq navires participent aux recherches.

Le F-16V est beaucoup plus sophistiquée que les autres chasseurs F-16 de l’île, qui datent des années 1990.

Taïwan dispose également de chasseurs français Mirage et d’avions de combat de fabrication locale.

Son armée de l’air a subi une série d’accidents mortels ces dernières années, alors que la pression chinoise ne cesse d’augmenter.

En mars 2021, Taipei avait déjà immobilisé toute son aviation militaire, après la collision de deux chasseurs en vol (un mort, un disparu) - le troisième crash fatal en moins de six mois.

En janvier 2020, huit hauts fonctionnaires, dont le chef d’état-major de l’armée, avaient péri lorsqu’un hélicoptère s’était écrasé.