(Pékin) Vingt-six responsables politiques ont été sanctionnés en Chine pour n’avoir pas su empêcher un foyer de COVID-19 dans la grande ville de Xi’an (nord), qui est désormais confinée, a indiqué vendredi l’agence disciplinaire nationale.

Publié le 24 déc. 2021
Agence France-Presse

Les autorités chinoises appliquent depuis l’an passé une stratégie « zéro COVID-19 » qui consiste à tout faire pour limiter au maximum la survenue de nouveaux cas. Elles font ainsi peser une lourde pression sur les responsables locaux.

La Chine a maîtrisé avec succès l’épidémie sur son sol et n’a enregistré que deux morts en un an et demi. Elle reste toutefois mobilisée pour éviter tout foyer d’envergure avant les Jeux olympiques d’hiver de Pékin (4-20 février 2022).

La vie est quasi-normale dans le pays depuis le printemps 2020, grâce à des mesures drastiques : longues quarantaines obligatoires à l’arrivée, confinements ciblés, dépistages massifs, applications mobiles de suivi des déplacements et limitation drastique des vols internationaux.  

Mais des foyers sporadiques surviennent régulièrement ces derniers mois. Par exemple, dans la grande ville de Xi’an (nord), connue mondialement pour son armée enterrée en terre cuite.  

Ses 13 millions d’habitants doivent rester confinés chez eux depuis jeudi, les commerces sont fermés et les autorités sanitaires ont lancé des dépistages de l’ensemble de la population.

Dans ce contexte, la Commission centrale d’inspection de la discipline a annoncé vendredi que 26 responsables du Parti communiste chinois (PCC) avaient été sanctionnés pour « manque de rigueur dans la prévention et le contrôle de l’épidémie ».

Xi’an a fait état vendredi de 49 nouveaux malades de la COVID-19, portant le total à plus de 250 sur les dernières semaines.

Les fonctionnaires chinois n’ayant pas réussi à contenir l’épidémie dans leur province ou leur ville sont régulièrement réprimandés voire limogés.

Selon la Commission centrale d’inspection de la discipline, une enquête a révélé un certain laxisme en matière de dépistage à Xi’an et une mauvaise coordination qui a entravé la recherche de cas contacts.

Un responsable du PCC en Mongolie-intérieure (nord) a été limogé après un foyer de COVID-19 dans sa région en octobre, tout comme le responsable des services de santé de la grande ville de Zhengzhou (centre) en août.

Depuis jeudi, chaque foyer de Xi’an ne peut envoyer qu’un seul de ses membres à l’extérieur, une fois tous les deux jours, afin d’acheter des produits de première nécessité.

Les personnes souhaitant quitter la ville doivent demander une autorisation spéciale.