(Washington) Les États-Unis ont renouvelé vendredi leur appel à la libération d’un journaliste américain détenu en Birmanie où l’épidémie de coronavirus explose dans des prisons remplies de militants prodémocratie.

Agence France-Presse

Danny Fenster, rédacteur en chef du média Frontier Birmanie, a été arrêté le 24 mai à l’aéroport international de Rangoun alors qu’il tentait de prendre l’avion pour quitter le pays. Il est depuis détenu dans de la prison d’Insein à Rangoun, avec de nombreux prisonniers politiques.

Il est accusé d’avoir encouragé à la critique contre l’armée et encourt jusqu’à trois ans de prison.  

La Birmanie est en proie à des troubles depuis que les militaires ont pris le pouvoir lors d’un coup d’État le 1er février, avec des manifestations quasi quotidiennes et un mouvement de désobéissance civile à l’échelle nationale.

La contestation est réprimée dans le sang par les forces de sécurité. Plus de 900 civils ont été tués et près de 5300 placés en détention.  

« Nous surveillons de près l’évolution du dossier de Daniel et nous appellerons toujours à l’existence de médias libres et indépendants qui sont indispensables pour construire des sociétés libres, prospères et résistantes », a affirmé la porte-parole du département d’État, Jalina Porter.

Des représentants consulaires ont rencontré Danny Fenster lors d’une audience le 15 juillet, et il doit comparaître de nouveau mercredi prochain, a-t-elle ajouté.

Washington s’est également dit « profondément inquiet par la détérioration de la situation en matière de santé publique » dans un pays confronté à une flambée épidémique de coronavirus, notamment dans les prisons où sont détenus opposants politiques et militants anti-junte.

Nyan Win, un proche collaborateur de la dirigeante du gouvernement civil déposé, Aung San Suu Kyi, est décédé mardi après avoir contracté la maladie de la COVID-19 en détention à la prison d’Insein, selon les autorités birmanes.