(Tokyo) Le gouvernement japonais va lever dimanche l’état d’urgence sanitaire dans la plupart des départements du pays, dont celui de Tokyo qui doit accueillir les Jeux olympiques dans un peu plus d’un mois, tout en maintenant certaines restrictions.

Agence France-Presse

Tokyo et plusieurs autres départements japonais sont soumis depuis fin avril à un régime d’état d’urgence qui consiste principalement à fermer les bars et restaurants en début de soirée et à leur interdire de vendre de l’alcool.

Le gouvernement va consulter jeudi des experts sanitaires pour placer dix départements « dans un dispositif de quasi-état d’urgence », a expliqué jeudi le ministre de l’Économie Yasutoshi Nishimura, qui coordonne également la gestion de la crise sanitaire, qui a baissé d’intensité au Japon ces dernières semaines.

Dans le cadre de ce dispositif assoupli, les bars et restaurants seront de nouveau autorisés à servir de l’alcool, mais seulement jusqu’à 19 h, et devront continuer à fermer à 20 h comme c’est le cas actuellement, a précisé ce ministre.

L’état d’urgence actuel sera par ailleurs prolongé pour le département d’Okinawa (sud-ouest du Japon), a ajouté M. Nishimura.

Le premier ministre Yoshihide Suga devait tenir une conférence de presse en début de soirée (heure japonaise) pour officialiser ces décisions.

Les restrictions allégées vont aussi permettre d’autoriser de nouveau des évènements (rencontres sportives, concerts) avec spectateurs, mais avec une jauge de 50 % des capacités d’accueil de chaque site et dans une limite de 10 000 personnes maximum.

Les médias nippons avaient rapporté dès mercredi que les organisateurs des JO de Tokyo, qui s’ouvriront le 23 juillet, devraient se baser sur ces critères pour l’accueil de spectateurs résidant au Japon.

La présence de spectateurs venant de l’étranger a quant à elle été interdite dès le mois de mars, une première pour des Jeux olympiques, et une décision pour ceux habitant au Japon devrait être prise en début de semaine prochaine, selon plusieurs médias locaux.

Les experts sanitaires conseillant le gouvernement ont toutefois conclu qu’il serait plus sûr d’organiser les JO à huis clos. Ils devraient par conséquent plaider pour des règles supplémentaires si des spectateurs locaux étaient admis, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Les organisateurs tentent depuis des mois de rassurer l’opinion publique japonaise au sujet des JO en prévoyant des restrictions parfois drastiques pour tous les participants.

Les sportifs risqueront ainsi d’être disqualifiés s’ils enfreignent les mesures anti-COVID-19, comme leurs tests de dépistage quotidiens et le port du masque, ont averti mardi les organisateurs en dévoilant des règles actualisées.

Les organisateurs s’attendent à ce que plus de 80 % des sportifs soient vaccinés d’ici les Jeux, mais ces derniers seront malgré tout privés d’échanger avec le public au Japon.