(Genève) L’équipe d’experts de l’Organisation mondiale de la santé dépêchée en Chine pour tenter de découvrir les origines de la pandémie de COVID-19, plus d’un an après le début de la crise sanitaire, donnera mardi une conférence de presse, a annoncé l’OMS lundi.

Publié le 8 févr. 2021
Agence France-Presse

« L’équipe internationale qui cherche à comprendre les origines du virus qui donne la COVID-19 et qui termine son séjour de 4 semaines à Wuhan, en Chine, donnera une conférence de presse avec ses collègues chinois », précise le communiqué.

La conférence de presse débutera à 15 h 30 locales, a précisé sur place le ministère chinois des Affaires étrangères, alors que l’OMS avait dans un premier temps annoncé 16 h.

C’est à Wuhan qu’ont été rapportés les premiers cas de COVID-19 en décembre 2019. La pandémie a fait depuis plus de 2,3  millions de morts dans le monde.

Cette mission sur les origines de la transmission du virus à l’homme, jugée extrêmement importante pour tenter de mieux lutter contre une possible prochaine épidémie, a eu du mal à se mettre en place, la Chine semblant très réticente à laisser venir ces spécialistes mondiaux de diverses disciplines comme l’épidémiologie mais aussi la zoologie.

Pékin a très mal pris les critiques envers sa gestion des débuts de la crise, en particulier les attaques très virulentes de Donald Trump lorsqu’il dirigeait les États-Unis. Les autorités chinoises s’emploient depuis des mois à instiller le doute sur l’endroit où le virus a pu commencer à infecter des humains.

Arrivés en Chine en janvier, les experts de l’OMS ont été suivis partout par une nuée de journalistes chinois et internationaux. Ils ont pu tweeter et donner des interviews et l’un d’entre eux, Peter Daszak, un zoologiste qui dirige l’ONG EcoHealth à New York, a affirmé vendredi que l’équipe avait eu accès à tous les endroits qu’elle souhaitait.  

Ils se sont notamment rendus à l’institut de virologie de Wuhan, que les Américains avaient accusé d’être à l’origine de la fuite du virus mais aussi le marché aux animaux où ont été signalés les premiers cas.

L’OMS a déjà prévenu qu’il faudrait s’armer de patience avant de trouver une éventuelle réponse, un message réitéré par un membre de l’équipe, le docteur Hung Nguyen-Viet, dans un entretien à l’AFP.

« Nous sommes dans un processus et nous avons besoin de temps et d’efforts pour comprendre » ce qui s’est passé, a expliqué le spécialiste, co-directeur du programme sur la santé humaine et animale à l’Institut international de recherche sur l’élevage à Nairobi.