(New Delhi) L’oncle indien de Kamala Harris, colistière du candidat démocrate à la présidentielle américaine Joe Biden, a confié jeudi avoir eu « de la peine » pour le vice-président américain Mike Pence et de la fierté pour sa nièce en regardant leur débat à la télévision depuis New Delhi.

Agence France-Presse

« Ça m’a fait de la peine pour Pence », a déclaré à l’AFP Balachandran Gopalan, 79 ans, à l’issue du débat au cours duquel le vice-président américain Mike Pence et Kamala Harris, la démocrate qui brigue son poste, se sont affrontés mercredi à Salt Lake City, dans l’Utah, notamment sur la gestion de la COVID-19 qui domine la campagne électorale.

« Vous ne pouvez pas interroger (Kamala Harris) sur la justice : elle était membre de la Commission des Affaires judiciaires et procureur, sur Black Lives Matter c’est une experte, sur la pandémie il était en terrain glissant », a fait valoir Balachandran Gopalan.

En outre, « Pence avait un boulet à sa cheville : c’est Trump », a ajouté l’oncle de la sénatrice démocrate de 55 ans, qui serait la première femme à devenir vice-présidente des États-Unis en cas de victoire de Joe Biden le 3 novembre.

« Ma fille, à Washington, a regardé (le débat), ma sœur, à Toronto, l’a regardé et ma sœur cadette, à Chennai, l’a regardé aussi », a ajouté l’oncle de la colistière démocrate. « Sa mère aurait été heureuse pour Kamala ».

Ex-procureure habituée des réquisitoires acérés, Kamala Harris a reproché à son adversaire le bilan de plus de 210 000 morts qui fait des États-Unis le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie.

Mike Pence est en effet depuis février aux commandes de la cellule de crise de la Maison-Blanche chargée de lutter contre le coronavirus. Il a rejeté une fois de plus la responsabilité sur la Chine, promettant de lui faire « rendre des comptes ».

Mike Pence a demandé avec insistance à Kamala Harris si son camp tenterait d’augmenter le nombre de juges au sein de la haute cour en cas de victoire, mais la candidate a refusé de répondre.