(Pékin) Pour le deuxième jour consécutif, la Chine n’a rapporté vendredi aucune nouvelle contamination d’origine locale au coronavirus, même si le nombre de cas importés a atteint un record.

Agence France-Presse

L’enrayement de l’épidémie dans le pays asiatique, où le virus a été détecté en décembre, offre un rayon d’espoir à plusieurs autres nations actuellement confinées pour tenter d’endiguer la propagation de la COVID-19.

Le nombre de nouveaux morts journaliers a ainsi fortement chuté en Chine ces dernières semaines : seuls trois ont été annoncés vendredi par le ministère de la Santé, au plus bas depuis le lancement des statistiques en janvier.

Symbole d’un basculement de l’épicentre de la crise de l’Asie à l’Europe : le total des décès en Italie (3405) a dépassé jeudi celui enregistré en Chine, qui s’établit désormais à 3248 morts.

Depuis le début de l’épidémie, près de 81 000 personnes ont été contaminées dans le pays asiatique. Mais seulement 7000 sont encore malades.

Le nouveau coronavirus a été détecté pour la première fois à Wuhan (centre de la Chine) fin 2019.

Pour enrayer la progression de l’épidémie, les autorités avaient bouclé la ville et la province environnante du Hubei, soit plus de 50 millions de personnes. Mais les restrictions sont peu à peu levées.  

La principale inquiétude de la Chine désormais est d’éviter que des personnes contaminées venues de l’étranger créent une deuxième vague épidémique sur le sol chinois.

Le ministère de la Santé a annoncé vendredi un record de 39 nouveaux cas importés contre 34 la veille, portant le total à 228.

Face au risque, plusieurs villes et provinces, dont Pékin, imposent désormais de stricts contrôles sanitaires à toute personne arrivant d’un autre pays, assortis d’une quarantaine obligatoire de 14 jours dans un lieu prévu à cet effet.