(Tokyo) Le fraîchement nommé ministre japonais de l’Industrie, Isshu Sugawara, a démissionné vendredi après avoir été accusé par les médias d’avoir offert à des électeurs de l’argent et des cadeaux, en violation de la loi.

Agence France-Presse

Le détenteur du portefeuille du Meti, ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, qui veille surtout sur les entreprises, a été dénoncé par la presse hebdomadaire.

« Je viens de remettre ma démission au premier ministre parce qu’il y a eu divers articles au sujet de mes campagnes d’élu local, et que je ne souhaite pas que les discussions des lois soient bloquées parce qu’un débat s’installe au Parlement sur cette affaire », a-t-il dit à la presse, selon les images diffusées par la chaîne publique NHK.

« Je ne voudrais pas non plus que les activités du ministère soient affectées », a-t-il ajouté avant de présenter ses excuses.  

« J’assume la responsabilité de l’avoir nommé, je présente mes excuses à la population japonaise », a de son côté commenté le premier ministre Shinzo Abe.

Selon le magazine qui a le premier sorti l’affaire, M. Sugawara a fait remettre par son secrétaire une enveloppe dans laquelle se trouvaient en espèces 20 000 yens (166 euros) à la famille d’un soutien défunt de sa circonscription pour ses obsèques, ce que prohibe la loi.

Ce ne serait pas la première fois. D’après les médias, il aurait aussi offert des cadeaux plutôt onéreux, comme des crabes et des melons – fruit qui au Japon peut atteindre des prix astronomiques – à d’autres électeurs lui apportant leur soutien.

Il est déjà arrivé à plusieurs reprises qu’un des ministres de M. Abe soit forcé de quitter le gouvernement en raison d’un scandale de clientélisme de cette nature.

M. Sugawara, bien qu’ayant le titre de ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce, n’était pas chargé des importantes négociations commerciales du Japon, ni des questions purement économiques et budgétaires.

Il sera remplacé par Hiroshi Kajiyama, qui avait été chargé de la revitalisation des régions et des réformes réglementaires dans un précédent gouvernement Abe.