(Nations unies) Sept pays dont l’Iran, le Niger, la Libye et la Centrafrique ont perdu leur droit de vote à l’Assemblée générale des Nations Unies en raison d’une dette trop importante, a indiqué le secrétaire général Antonio Guterres dans une lettre publiée lundi.

Agence France-Presse

L’article 19 de la Charte des Nations unies prévoit une suspension du droit de vote à l’Assemblée générale pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.

Dans sa lettre envoyée au président de l’Assemblée générale Volkan Bozkir, Antonio Guterres précise les montants qui, sans éponger leur dette totale, permettraient aux pays concernés de récupérer leur droit de vote en 2021.   

Ainsi, l’Iran, frappé par des sanctions financières américaines, devrait débourser 16,2 millions de dollars ; le Niger,  actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité, 6733 dollars ; la Libye 705 391 dollars et la Centrafrique 29 395 dollars.   

Les autres nations touchées par une suspension de droit de vote sont le Congo-Brazzaville (90 844 dollars à payer pour le récupérer), le Soudan du Sud (22 804 dollars) et le Zimbabwe (81 770 dollars).

Trois autres pays tombent aussi sous le coup de l’article 19 de la Charte, mais leur dette étant due à des circonstances indépendantes de leur volonté, ils bénéficient d’une autorisation pour continuer à voter, précise Antonio Guterres. Il s’agit des Comores, de Sao Tomé-et-Principe et de la Somalie.

Le budget annuel de fonctionnement de l’ONU est d’environ 3,2 milliards de dollars. Celui des opérations de paix, séparé, atteint quelque 6,5 milliards de dollars.