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Le cinéaste écologiste Jean-Michel Cousteau veut mieux protéger les océans

Le nouveau film de Jean-Michel Cousteau, Wonders of the... (Capture d'écran tirée de YouTube)

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Le nouveau film de Jean-Michel Cousteau, Wonders of the Sea, est diffusé alors que plusieurs pays, comme le Canada, peinent à diminuer les déchets qui détruisent les océans, particulièrement le plastique à usage unique, dont les bouteilles de soda, les sacs de plastique, et les emballages alimentaires.

Capture d'écran tirée de YouTube

MIA RABSON
La Presse Canadienne
Ottawa

Même une famille qui s'est rendue célèbre pour sa quête de protéger les océans croyait qu'on pouvait jeter des déchets par-dessus bord sans problème.

Jean-Michel Cousteau, un cinéaste écologiste et le fils du célèbre commandant Jacques Cousteau, a raconté que lorsqu'il était jeune et que son père l'avait amené faire de la plongée, ils croyaient aussi que « l'océan était un réceptacle sans fond, pour n'importe quel déchet qu'on ne voulait pas au sol ».

Dans un nouveau documentaire en trois dimensions, Wonders of the Sea, qui sera sur les écrans canadiens le 1er février, Jean-Michel Cousteau espère démontrer au reste du monde que cette perception est complètement fausse.

Ce nouveau film est diffusé alors que plusieurs pays, comme le Canada, peinent à diminuer les déchets qui détruisent les océans, particulièrement le plastique à usage unique, dont les bouteilles de soda, les sacs de plastique, et les emballages alimentaires.

L'an dernier, le Canada avait tenté d'amener les autres pays du G7 à signer une charte du plastique afin que d'ici 2030, tous les plastiques soient recyclables, réutilisés ou brûlés pour produire de l'énergie. Cinq pays se sont joints à lui ; le Japon et les États-Unis ont refusé. 

M. Cousteau souligne que le plastique est un problème, mais les produits chimiques aussi, dont les médicaments. Il a aussi montré du doigt les gaz à effet de serre, que les océans absorbent et qui peuvent réchauffer l'eau et l'acidifier. Les barrières de corail, et les créatures marines, qui dépendent de l'eau, en pâtissent. 

Beaucoup de travail à faire

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Cousteau a reconnu que les gouvernements dans le monde, dont le Canada, faisaient des efforts pour s'attaquer au problème, mais selon lui, beaucoup de travail reste à faire. 

« Nous faisons quelque chose, mais nous n'en faisons pas assez, a-t-il affirmé. Nous devons en faire beaucoup plus. Tout le monde doit comprendre. » 

M. Cousteau ne veut pas critiquer les gens pour leurs gestes, il préfère les éduquer sur leurs impacts, comme il a dû lui-même l'apprendre. 

« Quand j'étais enfant, je le faisais aussi, a-t-il admis. Je n'avais aucune connaissance, je n'avais aucune indication. Je jetais les choses dans l'océan comme tout le monde le ferait. » 

Il en a pris conscience dans son propre terrain de jeu, le port de Sanary-Sur-Mer, dans le sud de la France, qui est devenu plus sale et qui s'est vidé de ses pieuvres et de ses poissons. 

« J'étais dévasté de voir que le lieu de mon enfance était détruit », a-t-il confié. 

Une question de survie

Les océans font toute la différence entre la survie et l'extinction des humains, a-t-il soutenu. Le phytoplancton, des organismes unicellulaires qui vivent sur la surface des océans, produisent la moitié de l'inventaire d'oxygène sur la Terre. 

« Cela signifie que la moitié de nos respirations sont un cadeau de l'océan », a-t-il illustré. 

De plus, les océans font partie du cycle de l'eau, qui fournit d'autres éléments fondamentaux à la survie de l'être humain. 

« Nous dépendons des océans, nous dépendons de ce qui est dans l'océan pour la qualité de vie de toutes les espèces, au sol ou dans l'océan - et c'est l'eau. Pas d'eau, pas de vie », a-t-il expliqué. 

M. Cousteau a salué les politiques de protection des océans au Canada, dont celle pour protéger les épaulards résidents du sud. Ces baleines, dont deux sont nommées en l'honneur du père de M. Cousteau et de son navire, le Calypso, se meurent. Aucun nouveau-né n'a survécu dans les trois dernières années. 

Un nouveau-né aperçu en janvier a 50 % de chances de survivre. 

Le gouvernement libéral a été critiqué par plusieurs écologistes pour avoir défendu le projet d'expansion de l'oléoduc de Trans Mountain, malgré son impact potentiel sur les baleines. L'an dernier, la cour d'appel fédérale a invalidé l'approbation du gouvernement fédéral pour le projet, notamment parce qu'il n'avait pas considéré les conséquences sur les baleines. Le Canada tente maintenant de refaire les consultations pour prouver qu'il prend des mesures pour protéger les mammifères marins. 

M. Cousteau n'a pas voulu s'impliquer directement dans ce débat, mais il a affirmé que le pétrole était un problème pour la vie marine, tout comme les milliers de bateaux qui traversent leur habitat chaque jour. 

« Je ne veux pas que l'industrie du pétrole soit ruinée. Je veux qu'ils investissent tous leurs immenses profits dans de nouvelles sources d'énergie », a-t-il conclu.




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