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Roméo Onze : sur les chemins les moins fréquentés

Le jeune réalisateur Ivan Grbovic signe, avec Roméo...

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Le jeune réalisateur Ivan Grbovic signe, avec Roméo Onze, son premier long métrage.

André Duchesne
La Presse
Namur

Jeune réalisateur qui, avec Roméo Onze, signe son premier long métrage, Ivan Grbovic aime emprunter les chemins moins fréquentés. Moins par fronde que par un désir fondamental d’authenticité.

«Lorsque l’on fait un film dont le personnage principal a un handicap, on va chercher l’acteur qui va faire la grande performance tels Daniel Day Lewis dans My Left Foot ou Dustin Hoffman dans Rain Man où on prend une personne avec un réel handicap. Moi, je voulais suivre la seconde voix. J’aime quand c’est vrai», dit le cinéaste débarqué mercredi au Festival international du film francophone (FIFF) de Namur.

Roméo Onze suit le parcours de Rami, un garçon en début de vingtaine de la communauté libanaise de Montréal. Souffrant de paralysie cérébrale, Rami a du mal à voler de ses propres ailes. Ayant peu d’amis, il utilise le mensonge pour approcher une femme. Jusqu’à ce que la réalité le rattrape.

Pour interpréter le personnage, Ivan Grbovic, qui signe ici son premier long métrage après trois courts, a fait appel à Ali Ammar, un jeune sans expérience qui joue avec un aplomb remarquable.

Le casting n’a pas été évident. M. Grbovic a lancé un appel sur Facebook, fait paraître un avis dans les petites annonces, etc. Une quinzaine de personnes ont répondu présent pour ce rôle. Parmi les candidats, Ali Ammar, jeune homme affable et intimidé.

C’est un des professeurs d’Ali qui a vu l’annonce épinglée sur le babillard de son cégep. «Il l’a encouragé à y aller, raconte M. Grbovic. Ali s’est pratiqué avec son professeur. Il était la quatrième personne que j’ai auditionnée. Ça été un coup de foudre.»

Une fois sélectionné, le jeune homme a passé trois mois d’apprentissage avec la comédienne Sylvie-Catherine Beaudoin, question de bien intégrer le scénario.

Un film montréalais


Roméo Onze
est un film montréalais. Sans plus, sans moins. Oui, il situe l’histoire dans une communauté culturelle, oui il met en vedette le personnage d’un garçon souffrant d’une légère paralysie cérébrale. Mais jamais le réalisateur n’appuie sur un thème ou l’autre. C’est tout autant un film sur la famille, avec ses points d’ancrage et ses travers.

C’est en cela que M. Grbovic prend, encore une fois ici, une autre route.

«Il y a des histoires et une culture très riches à raconter dans cette ville, dit-il à propos de Montréal. J’ai voulu faire est de décrire cette ville dans ses textures, dans ses teintes, multiples et différentes. Et ce, sans que ce soit politique. Je n’ai pas fait un film à débat.»

Il souhaite cependant que d’autres films québécois, dont les histoires seront tout simplement installées dans des communautés culturelles, se fassent.

Présenté en première mondiale cet été à Karlovy Vary en République tchèque, le film s’est arrêté dans les festivals de Toronto, Sudbury et Namur. «C’est bien, M. Grbovic à propos du circuit festivalier. On comprend davantage la portée universelle que peut avoir un scénario lorsque l’on voit les spectateurs rire aux mêmes endroits. C’est un privilège de voir et rencontrer ces spectateurs.»

Produit par Reprise Films, le long métrage prendra l’affiche plus tard au Québec.
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Les frais de ce reportage ont été payés par le FIFF.




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