La cinéaste Agnès Varda a disparu quelques semaines seulement après avoir présenté ce film magnifique à la Berlinale, en février dernier. Retour sur sa vie et suite logique de son autre très beau film autobiographique, Les plages d’Agnès, ce long métrage documentaire vous enchantera.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Même si on connaît peu ou pas l’œuvre de la cinéaste, on ressent très vite son immense talent déployé sous plusieurs facettes : à la narration, au montage, à la mise en scène. Regardez-la, par exemple, sortir du cadre sur une plage pour mieux ressurgir à quelques centimètres de la l’objectif. Regardez-la, bien installée sur un chariot roulant, raconter sa vision du travelling pour le film Sans toit ni loi. Et pour notre plus grand bonheur, elle échange, plus de 30 ans après la sortie du film, avec sa vedette Sandrine Bonnaire. Avec sa voix posée, agréable, comme si elle s’adressait à chacun de nous, la grande cinéaste évoque tant ses remarquables réussites que ses échecs, sa vie et son travail avec son mari Jacques Demy, ses travaux en arts visuels (photos, installations), les thèmes de cinéma qui lui ont été chers. Agnès Varda est plus vivante que jamais dans nos cœurs avec cette œuvre.

Ne soyez pas surpris si vous pleurez de joie et d’émotion au générique de fin, après que son image se fut peu à peu fondue dans un tourbillon de sable.

Au Cinéma Quartier latin (salle 10) aujourd’hui, à 12 h 30, et le 19 octobre, à 18 h 50