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Félix et Meira

Félix et Meira

Félix et Meira

Résumé

Félix vient de rendre visite à son père sur son lit de mort lorsque, dans un restaurant du Mile-End montréalais, il croise Meira, une jeune mère de famille juive hassidique, affairée à dessiner. Lui-même dessinateur, l'homme solitaire et nouvellement indépendant de fortune tente un premier contact avec la jeune femme en glissant une de ses oeuvres dans le landau de son bébé. Quelques jours plus tard, Meira, malheureuse dans sa vie rigoureusement ritualisée, laisse ses pas la conduire jusqu'à la porte de Félix, qui l'invite à entrer. Cette première rencontre inaugure une relation amoureuse qui va permettre à Meira de surmonter sa peur de couper les ponts avec sa communauté, et aider le mouton noir Félix à reconnaître les liens qui le rattachent à sa propre famille.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2015-01-30

Classement : Général

Pays : Canada

Distributeur : FunFilm

Date de sortie en DVD : 2015-05-12

Genre : Drame

Durée : 105 min.

Année : 2014

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Maxime Giroux

Montage : Mathieu Bouchard-Malo

Scénario : Alexandre Laferrière,Maxime Giroux

Production : Nancy Grant,Sylvain Corbeil

Photographie : Sara Mishara

Musique : Olivier Alary

ACTEURS

Martin DubreuilAnne-Élisabeth BosséBenoît GirardHadas YaronLuzer TwerskyMelissa Weisz

Critique

Félix et Meira: attirance progressive. Et mutuelle.

Marc-André 
Marc-André Lussier

Il n'y a strictement rien de spectaculaire dans ce nouveau film de Maxime Giroux, déjà hautement célébré sur le circuit des festivals. L'approche qu'emprunte le réalisateur de Jo pour Jonathan ne pourrait être plus sobre ni plus sensible.

Tout en finesse et en subtilité, le récit s'attarde à décrire l'attirance progressive entre deux êtres issus de milieux qui ne pourraient être plus différents. Félix (Martin Dubreuil) et Meira (Hadas Yaron) se reconnaissent pourtant d'emblée, grâce à leur façon de sortir du cadre dans lequel on les enferme.

Issu d'une famille bourgeoise, Félix est un «déclassé» de bonne famille qui se rend d'abord au chevet de son vieux père mourant (Benoît Girard). À couteaux tirés avec l'aïeul pendant des années, le fils ne cherche pourtant pas à régler des comptes ni à soutirer un quelconque bénéfice. Il est plutôt là par décence élémentaire, le Félix. Sa nature désabusée, et de clown un peu triste, l'entraîne à mener une vie peu exigeante sur le plan matériel, dans un quartier montréalais où cohabitent plusieurs citoyens issus des communautés culturelles.

C'est d'ailleurs par hasard qu'il croise Meira, une jeune épouse juive hassidique que Félix tente d'intéresser en utilisant son charme naturel. Or, Meira vit dans une communauté dont les règles de vie sont très strictes. La jeune femme, mère d'un bébé, suscite même l'émoi de son mari (formidable Luzer Twersky) quand elle ose faire tourner un vieux disque de musique soul. Meira ayant exprimé le désir de ne plus enfanter, les femmes de sa famille ne comprennent pas non plus comment elle peut refuser ce «devoir» et se contenter d'un seul poupon.

Clairement, Meira étouffe dans son milieu. Félix ne cadre pas dans le sien non plus. La rencontre de ces deux êtres n'est quand même pas placée sous le signe de l'évidence.

Une étude fascinante

Voilà d'ailleurs ce qui fait la richesse de ce récit, que le cinéaste a écrit - et nourri - pendant plusieurs années en compagnie du coscénariste Alexandre Laferrière. Les sentiments trouvent ici un écho dans leurs moindres détails. Cette entrée dans le monde juif hassidique, peu connu, se révèle aussi très respectueuse.

Évitant le cliché facile, Maxime Giroux propose en effet une étude fascinante, dans laquelle les personnages portent le poids de leur condition culturelle. Sans manichéisme aucun, le cinéaste évoque cette difficulté de compréhension, notamment par le biais du personnage du mari, plus adulte que religieux, en fait.

Admirablement mis en scène, ce film, riche d'atmosphères, est aussi magnifié par la présence des deux acteurs. Hadas Yaron propose une composition empreinte de retenue, et d'autant plus éloquente que l'actrice sait faire passer plein écran le moindre soubresaut intérieur. De son côté, Martin Dubreuil assume un côté plus lumineux que de coutume, malgré la nature parfois plus sombre du récit.

Lauréat-surprise du prix attribué au meilleur long métrage canadien du Festival de Toronto l'an dernier, Félix et Meira, selon le cinéaste, pourrait être le premier volet d'une trilogie. Si les deux autres opus sont aussi beaux, on ne demande pas mieux.

Drame de Maxime Giroux. Avec Martin Dubreuil, Hadas Yaron, Luzer Twersky. 1h45.

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Commentaires (3)

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  • Le film méritait facilement 4 étoiles. Vous avez sinèrement préféré le gueulage de Dolan??

  • Comment pouvez-vous dire que vous ne demandez pas mieux et du même élan accorder au film la note de 3,5, laissant entendre qu'il est bien, mais sans plus?

  • Fortement charmé par ce beau film. Une histoire qui se laisse contée et qui laisse au spectateur toute la latitude d'interpréter ses silences, ses non-dits et ses regards. Bravo, le cinéma québécois est capable de fines dentelles, au delà de Dolan, ce qui ne vient aucunement dénigrer son oeuvre.

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