L'émergence des véhicules autonomes partagés à l'instar de ceux actuellement testés par des groupes comme Ford et Waymo n'aura peut-être pas l'effet désiré sur la congestion urbaine. Une nouvelle étude publiée par l'Université de Californie à Santa Cruz indique plutôt qu'ils aggraveront le problème.

Mis à jour le 19 févr. 2019
ALAIN MCKENNA COLLABORATION SPÉCIALE, LA PRESSE

Adam Millard-Ball, auteur de cette étude, explique qu'entre deux voyages, les véhicules autonomes pourront soit se garer, soit retourner à leur point d'origine, soit errer dans les rues. Cette dernière option risque fort d'être la plus populaire, car c'est la plus abordable, croit-il. « Cette activité engendrera plus de congestion que celle de transporter des passagers, puisque pour s'économiser, ces véhicules voudront circuler le plus lentement possible », note-t-il.

Ces véhicules réduiront aussi la demande pour le stationnement public payant, ce qui aura un impact négatif sur les finances municipales, craint aussi l'auteur. Seule issue, selon lui : une taxe sur les véhicules circulant en ville. « C'est une stratégie qui a du sens économiquement, et qui en aura encore plus dans un monde de véhicules autonomes », conclut-il.