Pour un constructeur, il y a des véhicules moins importants que d'autres. Le Murano Cross Cabriolet dévoilé au salon de Los Angeles est de ceux-là.

Éric LeFrançois, collaboration spéciale LA PRESSE

Ce véhicule sera un peu le poil à gratter du marché automobile américain, où il entreprendra une carrière dans quelques semaines. Cet engin mutant, né de la fusion entre un multisegment et un cabriolet, séduit ou dérange, mais ne laisse en aucun cas indifférent. Sur ce plan, Nissan peut être satisfait: le premier pari du CrossCabriolet, celui de la voiture image, est gagné.

 

Ce dessin particulier, s'il ne grève pas énormément le volume de coffre, le rend très peu pratique à utiliser. En effet, le seuil de chargement se révèle à la fois haut perché et large, ce qui force à se pencher exagérément pour ranger les bagages. De même, la visibilité trois quarts arrière souffre grandement de montants de son toit souple. Heureusement, ce véhicule a une botte secrète: d'un seul doigt, le conducteur peut baisser toutes les glaces et ouvrir simultanément le grand toit. Dans cette configuration, ce Murano devient presque aussi agréable qu'un cabriolet. Dispensés des montants latéraux entre les vitres avant et arrière, les passagers de la banquette profitent également de la conduite au grand air.

Pionnier, ce Murano à ciel ouvert fait mouche sur plusieurs points. Tout d'abord, son design l'érige en un véritable objet de curiosité qui égaye un paysage automobile encore trop morose. Son système de vitres, ensuite, transforme un habitacle confiné en espace ouvert qui paraît presque sans limites. Son rouage à quatre roues motrices lui permet de rouler sur une plage sans s'enliser. Mais la question demeure: à 46 390$ US, trouvera-t-il preneur? La direction canadienne de Nissan est la première à s'interroger, elle qui remet dans un an sa décision de nous l'offrir ou pas!