Quelques mois après les lancements aux États-Unis de la Volt et de la Leaf, les deux nouvelles vedettes de l'électrification automobile attirent surtout des acheteurs à l'aise. Ils ont un revenu annuel moyen de 150 000$ US, soit 50 000$ de plus que le propriétaire moyen d'une Toyota Prius.

Denis Arcand LA PRESSE

C'est ce qu'a constaté la firme de recherche marketing AutoPacific, de Tustin, en Californie. Contrairement aux propriétaires de Prius, les acheteurs de Leaf et de Volt ne les achètent pas comme principal véhicule. Près de la moitié ont au moins deux autres véhicules dans le garage!

«Ils s'en servent un peu comme d'un dinghy», a déclaré au magazine américain Fortune George Peterson, d'AutoPacific, une allusion pince-sans-rire aux Zodiac que les millionnaires utilisent pour aller à terre à partir de leur voilier de luxe.

Est-ce que ça veut dire que la Volt et la Leaf sont des bibelots pour gens aisés? Aux États-Unis (les prix canadiens ne sont pas encore annoncés), les prix de détail suggérés des manufacturiers sont de 41 430$ pour la Volt (33 930$, en tenant compte d'une subvention fédérale américaine de 7500$) et de 35 200$ pour la Leaf (27 700$ en tenant compte de la subvention).

Avec son moteur à essence d'appoint, la Volt est capable de parcourir 600 km. Alors elle peut servir de première voiture. Mais 34 000$ US pour une berline intermédiaire assez ordinaire à part son système de propulsion, c'est cher...