Chevrolet a choisi de baptiser sa «belle d'un jour», dans les années 60, du nom de la plage de Malibu, sur la côte Ouest des États-Unis.

Publié le 23 janv. 2008
Jean-François Guay, Collaboration Spéciale

Par la suite, jusqu'à la disparition du modèle en 1983, les générations de Malibu n'ont jamais été à la hauteur de la beauté de l'original. Pourquoi d'ailleurs Chevrolet a-t-il ressuscité la Malibu en 1997? Mais tout simplement pour réveiller la fibre nostalgique des baby-boomers!

Lors de son retour en 1997, tous les espoirs étaient permis pour la Malibu, car il y avait longtemps qu'une intermédiaire d'origine américaine n'avait eu autant d'attributs pour rivaliser avec les Toyota Camry et Honda Accord. Hélas! Le miracle n'a pas eu lieu puisque cette première génération (1997-2003) de l'ère moderne de la Malibu a présenté quelques ratés au plan de la mécanique (moteur, freins, système électrique) et de la peinture (corrosion).

De même, la deuxième génération (2004-2007) n'a pas connu le succès escompté, et ce, malgré plusieurs améliorations au plan de la mécanique et du confort. Si Chevrolet n'a pas eu la main heureuse jusqu'ici, la troisième génération récemment dévoilée sera-t-elle le sauveur tant attendu? Avant de donner notre bénédiction à la nouvelle Malibu, laissons le soin aux consommateurs de croire ou non à la bonne parole de GM et les chiffres de ventes parlerons d'eux-mêmes.

Alors que la nouvelle génération peut compter sur trois moteurs, la première Malibu (1997-2003) faisait appel à un V6 de 3,1 litres (155 chevaux). De même, un quatre cylindres de 2,4 litres (150 chevaux) était au catalogue de 1997 à 1999. La consommation des deux moteurs était similaire, quoique le V6 était plus doux et moins bruyant.

Selon l'usure du moteur, lors d'un démarrage par temps froid, il est possible que les pistons fassent entendre un tintamarre inquiétant. De même, soyez sur vos gardes, puisqu'une fuite du liquide d'antigel peut causer la surchauffe du moteur. Par ailleurs, le bris du joint de la tubulure d'admission ou d'une culasse est couvert par GM, et ce, au-delà de la garantie d'origine. À vous de vous informer.

De 2004 à 2007, un quatre cylindres de 2,2 litres (145 chevaux) et un V6 de 3,5 litres (200 chevaux) étaient sur les rangs. Peu importe l'année du modèle, seule une boîte automatique à quatre rapports était disponible.

Par rapport à la concurrence japonaise (et américaine), le prix d'une Malibu d'occasion est alléchant. Qui plus est, malgré quelques défauts, la fiabilité de cette Chevrolet se classe au-dessus de la moyenne des véhicules GM.

La Malibu est populaire auprès des entreprises et des sociétés de location; il faut donc poser les bonnes questions au vendeur afin de bien connaître le passé du véhicule convoité et éviter une prochaine année de misère.