Lewis Hamilton (McLaren) et Felipe Massa (Ferrari), sont entrés en collision pour la sixième fois de la saison, dimanche au Grand Prix d'Inde, ce qui ravive la polémique entre le Britannique et le Brésilien.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Il n'y a pas grand chose à dire. C'est un jour décevant. Mon écurie a travaillé dur tout le week-end. Je ne sais pas vraiment quoi dire d'autre», a réagi Hamilton.

«Avant la course, nous avons eu une minute de silence (en raison des décès en course du pilote auto Dan Wheldon le 16 octobre en IndyCar et celui du motard Marco Simoncelli dimanche dernier en MotoGP). Felipe et moi étions debout l'un à côté de l'autre. Il ne m'a pas parlé depuis longtemps, donc je l'ai enlacé. Je lui ai juste dit +bonne chance pour la course+», a raconté le Britannique.

«Mais pendant la course, j'ai essayé de le dépasser. Il ne m'a pas semblé qu'il me laissait beaucoup d'espace. Et nous sommes entrés en collision. Je suis vraiment vraiment désolé pour l'équipe», a commenté le champion du monde 2008, alors sacré aux dépens de Massa.

Contrairement aux autres incidents, tous imputés au pilote McLaren, les commissaires de course ont cette fois pénalisé le Brésilien d'un passage par ses stands à petite vitesse.

«La vérité, c'est qu'il est entré dans l'arrière de ma voiture. Il est injuste que les commissaires m'aient sanctionné. C'est incompréhensible. Je n'ai rien fait de mal», a affirmé Massa.

Il a abandonné ensuite, sur une rupture de suspension avant-gauche qu'il attribue à la collision. Celle-ci aurait endommagé la pièce, ce qui ne semble vraiment pas évident au vu des ralentis.

«J'ai essayé de lui parler à Singapour mais il a passé son chemin. Il ne m'a même pas regardé en face. Dimanche, il m'a bien souhaité bonne chance (...) On peut toujours essayer de se parler, mais cela ne va rien donner. Il ne va rien comprendre, ni écouter», a poursuivi le pilote Ferrari.

Samedi, apprenant que Hamilton, pénalisé de trois places en essais libres, allait partir à ses côtés, Massa avait réagi: «Il devait partir 2e. Il a déjà été puni. J'espère qu'il utilisera un peu sa tête. Sinon il en aura une autre».