L’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS), organisme américain sans but lucratif reconnu pour sa rigueur dans la promotion de la sécurité automobile, a élaboré un nouveau test de collision latérale cherchant à mieux refléter la réalité.

Charles René
Charles René La Presse

Conscient de l’augmentation du poids des VUS qui sillonnent les routes nord-américaines, l’IIHS a augmenté la masse de sa barrière mobile, la faisant passer de 1496 kg à 1896 kg. La vitesse d’impact passe aussi de 50 km/h à 60 km/h. On estime que ces nouveaux paramètres augmentent l’énergie déployée lors de la collision de 82 %.

Pour inaugurer ce nouveau protocole, l’IIHS l’a testé sur des modèles inscrits dans un segment extrêmement populaire : les VUS compacts. Les résultats obtenus confirment que les constructeurs n’étaient pas réellement prêts à affronter ces changements.

De tous les modèles testés, seul le Mazda CX-5 s’en tire avec une note qualifiée de « bonne » par l’institut. La seule ombre à son tableau s’est située sur le plan des risques de blessures au thorax du conducteur, qui sont légèrement supérieurs à la note générale.

Neuf rivaux ont vu leur performance définie comme étant « acceptable », alors que huit autres modèles ont eu des résultats généraux « moyens ». Deux VUS occupent le bas du classement avec un score « mauvais », soit le Honda HR-V et le Mitsubishi Eclipse Cross.

L’IIHS avance que les constructeurs devront solidifier les structures de protection des portières pour éviter les « intrusions » qui peuvent blesser les occupants. Des sacs gonflables augmentant la protection au niveau du thorax seront aussi nécessaires, avance-t-on.