La Hyundai Veloster N était sans doute trop excitée et trop bruyante (nous y reviendrons) pour ce voyage. En d’autres mots, son moteur quatre cylindres suralimenté par turbocompresseur avait « trop de pédale », sa boîte à double embrayage, trop de rapports, ses pneumatiques, trop d’adhérence pour rouler paisiblement et ses suspensions étaient trop sèches pour qu’on ne soit pas secoué au passage d’une chaussée abîmée. À ces doléances, il convient d’ajouter un diamètre de braquage trop grand pour se faufiler dans les méandres de Rivière-Ouelle.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

À défaut de pouvoir exploiter pleinement cette auto, retenons toutefois le confort et le support de ses sièges avant et la belle polyvalence de sa carrosserie atypique. La présence d’une troisième porte latérale (côté passager) permet un accès facile à son sac de voyage. Quant au hayon, il s’ouvre sur un volume appréciable que l’on peut aisément augmenter en abaissant en tout ou en partie les dossiers de la banquette arrière. Idéal pour les souvenirs, mais pas lors de nos passages chez certains antiquaires pour lesquels une Elantra Sport N aurait été plus appropriée.

La Veloster N est un pur-sang concentré qui demande à se faire cravacher, non à paresser.

Dès lors, l’enclenchement du mode Sport qui s’accompagne des pétarades des échappements apparaît complètement superflu. En d’autres lieux, la Veloster N s’exprimerait davantage et permettrait d’apprécier la célérité de sa boîte qui permet d’extraire au mieux les ressources de son moteur. Une route plus sinueuse aurait également permis d’apprécier l’équilibre de son châssis et la rapidité de sa direction à leur juste valeur.

Hyundai Veloster N Prix : à partir de 34 999 $