Pendant qu’on s’assoit sur les chaises placées sur scène, on entend les autres spectateurs s’installer dans la salle derrière le rideau. Ce n’est pas tous les jours que le public a la chance de jeter un coup d’œil aux coulisses du Théâtre La Bordée, ni d’être sur scène, en fait. On se demande à quel point on sera exposé ou impliqué dans cette mise en scène bifrontale proposée par Martin Genest pour la pièce de théâtre Le polygraphe, de Marie Brassard et Robert Lepage.

Valérie Marcoux Le Soleil

Dès que le rideau se lève et que les acteurs s’animent, les appréhensions que l’on pouvait avoir par rapport à ce nouveau positionnement se dissipent jusqu’à ce qu’on oublie cette perspective qui promettait une expérience différente. Grâce à une ingénieuse mise en scène aidée de quelques projections et d’un savant jeu de panneaux, le point de vue est relégué au second plan, toute l’attention se porte sur le trio d’acteurs qui dépensent beaucoup d’énergie pour fasciner deux publics à la fois.

Lucie (Mary-Lee Picknell Tremblay) est une actrice qui fait ses débuts au cinéma. Après avoir obtenu son premier rôle, elle découvre que le film dans lequel elle joue est basé sur un meurtre irrésolu pour lequel son voisin de palier, François (Steven Lee Potvin), a été suspecté. Or, après s’être soumis au test du polygraphe et aux interrogatoires des enquêteurs, le jeune homme doute de son innocence.

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