Après une baisse significative de ses investissements due au ralentissement de la cadence de production au cœur de la pandémie de la COVID-19, Netflix s’attend à dépenser la mirobolante somme de 17 milliards de dollars en création de contenu d’ici la fin de l’année.

Pierre-Marc Durivage Pierre-Marc Durivage
La Presse

C’est du moins ce qui ressort de l’analyse du rapport du dernier rapport trimestriel de Netflix effectué par le magazine Variety. Ainsi, après avoir dépensé 11,8 milliards en 2020 et 13,9 milliards en 2019, le géant du divertissement numérique compte reprendre le terrain perdu en mettant en chantier plusieurs séries et longs métrages.

« Même si le rythme de la vaccination est encore très inégal à travers le monde, nous avons repris nos tournages en sécurité dans tous nos principaux marchés, à l’exception de l’Inde et du Brésil, explique Netflix dans la lettre envoyée à ses actionnaires. En assumant que la tendance se maintienne, nous allons dépenser au-delà de 17 milliards de dollars en contenu cette année et nous allons continuer d’offrir une impressionnante gamme de titres à nos abonnés, avec davantage de contenu original que l’an dernier. »

Netflix a aussi révélé lesquelles de ses productions originales ont été les plus populaires au cours des trois premiers mois de l’année – c’est la série française Lupin qui trône au sommet de la liste avec un auditoire de 75 millions de foyers à travers la planète, suivie de Fate : The Winx Saga (57 millions) et de Ginny & Georgia (52 millions).

Du côté des longs métrages, Outside the Wire (66 millions), Yes Day (62 millions) et I Care a Lot (56 millions) ont été les plus regardés par les abonnés de Netflix.

Seule ombre au tableau, Netflix a gagné quatre millions d’abonnés au premier trimestre de 2021, soit deux millions de moins que l’objectif présenté à ses actionnaires. Le titre en bourse de la multinationale a ainsi reculé de 11 % à la fermeture des marchés, mardi.