Oubliez Cinthia, sa fille Maïka (à prononcer à la française) et Alexandre, qui habitait Grenville-sur-la-Rouge, municipalité mieux connue sous le nom de l’autre bout du monde par Marilyn, la secrétaire extravertie de Candiac.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

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Les participantes de la deuxième saison de la téléréalité Les naufragés de l’amour : Farah Lily, Sophie, Mylène, Geneviève, Mélissa, Marika et Simone, ainsi que l’animateur Étienne Boulay

Les 12 nouveaux matelots — 2 ont déjà été retranchés — de la deuxième saison des Naufragés de l’amour ont quitté le port de Canal Vie, mercredi soir, pour un voyage en Méditerranée amélioré, déjà plus houleux que l’an dernier.

Contrairement à la formule de 2019, les deux célibataires pivots, ceux qui manipulent le gouvernail, n’ont pas été imposés par la production, mais élus par les participants eux-mêmes. Le ton a rapidement monté chez les filles, qui ont finalement déposé la casquette du capitaine sur la tête de Mathieu, 35 ans, un directeur du développement des affaires de Saint-Hippolyte, dans les Laurentides.

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Randy, Mathieu, Steve P., Pierre-Olivier, Steve R., Nicolas et Jonathan sont les sept concurrents des Naufragés de l’amour

Chez les filles, le choix a été simple : c’est l’énergique Marika, 30 ans, une parajuriste de Laval, qui a décroché ce privilège.

Avant de plonger plus profondément dans l’analyse, un rappel pour les néophytes : Les naufragés de l’amour, c’est Occupation double sur un énorme bateau de croisière, avec des candidats qui ont tous des enfants. La marmaille suit papa et maman sur le navire et a son mot à dire dans la sélection des prétendants. Poursuivons.

Le premier épisode, bien rythmé et croustillant, a rapidement planté le décor. Sophie, l’agente de prestation de 32 ans, sera le clown du groupe. Randy, 37 ans, le tombeur. La casseuse de party s’appelle Simone, 37 ans, de Saint-Bruno. La fille d’à côté, que tout le monde aime, c’est Marika.

Pour cette deuxième sortie en mer, les producteurs ont peaufiné leur concept. D’abord, la fourchette d’âge a été ramenée entre 30 et 41 ans. Aussi, les joyeux naufragés habitent presque tous le 450 ou près de Québec. Un seul vit à Montréal.

Dans une télésérie comme Les naufragés de l’amour, le lieu de résidence s’avère une information cruciale, beaucoup plus qu’à OD. Comme les célibataires ont des enfants, des ex et des gardes partagées, ils ne peuvent pas déménager sur un coup de tête.

Ça fait du bien de voir des gens authentiques à la télé, qui ne se prétendent pas mannequins, influenceurs ou chanteurs.

Dans Les naufragés de l’amour, il y a notamment un monteur de structures d’acier (Randy), une technicienne administrative (Farah-Lily), une croupière (Mélissa), une secrétaire (Mylène) et un militaire (Nicolas).

L’épisode de la semaine prochaine (mercredi à 20 h) vous montrera un premier baiser clandestin et une crise du bacon de la part d’une des filles. Indice : c’est une blonde. Tout le monde à bord !

L’effet secondaire, c’est super !

Si vous avez des préados (9 à 12 ans) à la maison, faites-leur regarder L’effet secondaire à Radio-Canada, une série jeunesse qui débute vendredi à 17 h, avec une reprise samedi à 10 h 30.

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Les jeunes de la distribution d’Effet secondaire

C’est vraiment très bien fait. Il s’agit d’une adaptation du concept hollandais Brugklas, qui fait un malheur en Europe.

À la manière de 180 jours à Télé-Québec, on y suit un groupe d’élèves du premier cycle d’une école secondaire publique en périphérie de Montréal. Mais à la différence d’une docuréalité, tout est fictif dans L’effet secondaire. C’est comme Degrassi, mais filmé à la Kardashian, avec des témoignages à la caméra.

Pour la plupart inconnus, les jeunes comédiens qui campent les élèves de L’effet secondaire s’en sortent de façon admirable. Il y a une dizaine de personnages principaux, auxquels se greffent leurs amis, la directrice de l’école (Anie Pascale) et les profs.

Chacun des épisodes de 30 minutes se déploie sous forme de vignettes, avec un enjeu précis et sa solution. Ça sonne pédagogique et quétaine comme approche, mais ça fonctionne sans être gnangnan.

L’effet secondaire aborde les préoccupations typiques des préados : l’intimidation, les troubles alimentaires, les premiers émois sexuels, le désir d’être cool, l’anxiété, le stress de performance, etc.

Dans un épisode, Louka (Louis-Julien Durso) résiste aux avances de Fanny (Axelle Michaud) pour une raison qu’il refuse de dévoiler.

Dans un autre, Nico (Brendon Tremblay) apporte de la vodka à la danse de l’école pour que ses amis plus « hot » l’acceptent. Émi Chicoine, la fille de Sophie Lorain dans Plan B, a décroché un premier rôle dans L’effet secondaire, tout comme l’actrice du film Jeune Juliette, Alexane Jamieson. Jetez-y un œil !

Mardi mouvementé

Beaucoup d’action aux audimètres de Numeris mardi soir. Classique : District 31 reste au sommet avec ses 1 559 000 fans. Surprise : Toute la vie de Radio-Canada remonte à 805 000 fidèles, non loin de L’heure bleue à TVA (981 000).

La facture (872 000) a écrasé la reprise des Beaux malaises (500 000). À 21 h, la nouveauté Épidémie de TVA (911 000) a été moins performante que Fugueuse 2 (1 393 000, lundi). Le téléroman 5Rang de Radio-Canada (681 000) a souffert, tout comme La semaine des 4 Julie sur V (276 000). Le hockey du Canadien à RDS a brouillé les cartes avec ses 623 000 amateurs.