Point, set, match ! La championne de tennis Bianca Andreescu a permis à la chaîne RDS de faire un smash dans les cotes d’écoute, samedi en fin d’après-midi, lors de la finale des Internationaux des États-Unis, à Flushing Meadows.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Selon la firme Numeris, 761 000 téléspectateurs ont assisté en direct à la victoire écrasante de la Canadienne de 19 ans sur la légende américaine Serena Williams, 37 ans. À 18 h, nous étions 1 095 000 fans à encourager l’étoile de Toronto, qui a par la suite grimpé au 5e rang du classement des meilleures joueuses de la planète.

PHOTO JOHANNES EISELE, AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon la firme Numeris, 761 000 téléspectateurs ont assisté en direct à la victoire écrasante de Bianca Andreescu sur la légende américaine Serena Williams.

Pour RDS, il s’agit d’un record d’audience de tous les temps pour un match de tennis, féminin comme masculin. La marque précédente datait du 5 juillet 2014, quand 616 000 mordus avaient suivi la finale de Wimbledon disputée entre Eugenie Bouchard et Petra Kvitova. Divulgâcheur : en 55 minutes, Eugenie Bouchard avait sèchement perdu, 6-3 et 6-0, aux mains de son adversaire tchèque. Bye-bye, Genie, actuellement 151e raquette mondiale.

Les exploits de Bianca Andreescu, et ceux de sa maman modeuse dans les gradins, ont évidemment enflammé les médias traditionnels et sociaux. Le mot-clic #SheTheNorth, un dérivé du #WeTheNorth des Raptors de Toronto, a inondé Twitter. Et hier matin, Bianca Andreescu a trimballé son trophée scintillant sur les plateaux des populaires émissions Good Morning America, The View et Live With Kelly and Ryan. Pas mal pour une athlète qui ne pointait même pas dans le top 200 à pareille date l’an passé.

PHOTO TIMOTHY A. CLARY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Maria et Nicu Andreescu, parents de Bianca

Avec ses immenses foulards Louis Vuitton, ses chemisiers à imprimés Versace, ses lunettes fumées géantes et le petit chien familial Coco, la mère de Bianca Andreescu, Maria, quasiment un personnage d’Absolutely Fabulous, a elle aussi connu son moment de gloire.

Le magazine Town and Country a encensé le style flamboyant de Maria Andreescu, qui mériterait sa propre téléréalité, selon eux. Le New York Times a également consacré un article complet au caniche miniature Coco Andreescu, qui pèse sept livres et qui a obtenu une permission spéciale pour entrer dans le stade Arthur-Ashe.

Je profite de cette parenthèse tennistique pour (re)souligner l’excellent travail du duo Yvan Ponton et Hélène Pelletier à la description et à l’analyse des parties sur RDS. Ils sont imbattables.

Pas de Bruel samedi soir

C’était planifié depuis des mois déjà. Le premier invité de la 11e saison d’En direct de l’univers à Radio-Canada devait être Patrick Bruel. Les invités « surprises » savaient depuis plusieurs semaines qu’ils chanteraient pour l’interprète de Casser la voix et de Place des grands hommes, le samedi 14 septembre à 19 h.

C’était avant qu’une bombe n’éclate, hier matin, dans les journaux français, à cinq jours de la présentation d’En direct de l’univers. Patrick Bruel, 60 ans, a été interrogé pour une affaire de harcèlement sexuel et d’exhibition sexuelle envers une massothérapeute de 21 ans, employée d’un grand hôtel en Corse. L’auteur-compositeur-interprète nie tout.

Après avoir exploré plusieurs options, Radio-Canada a tranché en fin d’après-midi hier : France Beaudoin ne recevra pas Patrick Bruel sur son plateau ce week-end. Le passage de la star française a été remis à une date ultérieure, qui n’a pas été communiquée.

Même si Patrick Bruel n’a été reconnu coupable d’aucun geste déplacé, c’était la décision prudente à prendre.

Les participations de Bruel à La vraie nature et aux Enfants de télé ont aussi été annulées.

Par contre, on ne sait pas encore si l’équipe d’En direct de l’univers disposera d’assez de temps pour concocter une émission flambant neuve d’ici samedi soir ou si la télé publique diffusera une reprise.

Par ailleurs, l’émission spéciale d’En direct de l’univers de la rentrée a rivé 990 000 personnes à leur téléviseur samedi soir. À TVA, la rentrée a fracassé la barre du million, dimanche soir, avec 1 419 000 fidèles au poste.

PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA

Pierre-Yves Lord, animateur de 100 Génies

Des génies brillants

Ils ont entre 14 et 17 ans. Connaissent les capitales de presque tous les pays. Et aiment le CH, le violon ou l’escrime.

Ils sont les 100 participants allumés (50 filles, 50 gars) du sympathique nouveau jeu-questionnaire 100 Génies, que Pierre-Yves Lord pilote à partir de jeudi à 20 h sur les ondes radio-canadiennes.

C’est très bien fait comme quiz. Les parents essaieront de répondre aux questions dans leur salon. Les enfants aussi. Les adeptes de Génial ! à Télé-Québec y retrouveront le même équilibre entre le savoir et le plaisir.

À l’animation, Pierre-Yves Lord sait comment parler aux ados sans les infantiliser. Il dirige bien le trafic et explique clairement les règles du jeu, sans cabotiner.

À l’instar de (feu) Génies en herbe, 100 Génies ratisse large. Littérature, géographie, transport, musique, mais aussi mémoire visuelle et résolution de problèmes mathématiques. Il y a même un segment d’évasion lié à une question d’algèbre.

À l’époque, l’atmosphère était extrêmement tendue sur un plateau de Génies en herbe, alors que la compétition de 100 Génies se déroule plus dans le plaisir, sans toutefois atténuer la rivalité, je trouve. Des prestations musicales (LGS, Bleu Jeans Bleu) servent même de canevas à des questions d’observation.

Et ils gagnent quoi, nos petits génies ? Des régimes enregistrés d’épargne-études. Il y a des parents qui vont être contents !