Après neuf semaines de truites vivantes et de pelage d’anguilles, c’est l’aspirant chef Alex Bouchard, 26 ans, de Québec, qui affiche les meilleures notes sur son bulletin de l’académie culinaire Vézina-Laprise-Boulay-Vari.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Employé du restaurant Initiale dans le Vieux-Québec, Alex a remporté trois épreuves sur neuf, dont celle de lundi soir, et n’a jamais eu à se battre en duel de toute cette neuvième saison des Chefs !. Je mise tous mes points Metro sur lui.

Brenda Poirier, 26 ans, lui chauffe cependant les miches. La jeune femme de Saint-Prime, au Lac-Saint-Jean, accumule les honneurs depuis quatre semaines. Et comme Alex, elle n’a pas tremblé au duel devant un bifteck saignant, sauce bordelaise. D’après moi, c’est elle qui a le plus de chances d’écarter le favori (allô Alex) du podium.

En même temps, aucun aspirant chef n’est à l’abri d’un désastre aux fourneaux, surtout quand la pression atteindra, lundi soir, son niveau maximum.

Le hipster Mark Heinz Gutenkunst, 30 ans, de Montréal, a brillé dans le tout premier épisode, pour ensuite se classer deuxième à deux reprises. En situation de stress, il ne craque pas. Il a d’ailleurs remporté ses deux duels. Cet amateur de soccer, qui travaille au Monarque, dans le Vieux-Montréal, causera-t-il la surprise ? Ça m’étonnerait.

Puis, il y a le tenace Jules Bruneau-Frenette, 26 ans, de Montréal, le seul à ne pas avoir fréquenté une école de cuisine. Il a toujours l’air dans le pétrin, mais s’en sort chaque fois. Trois fois, Jules a été expédié au duel et trois fois, il a triomphé. Il a la couenne dure, mais peut-être pas assez pour enfiler la toque d’or.

Lundi à 20 h, Mark, Jules, Alex et Brenda s’affronteront une dernière fois pendant la finale des Chefs ! à Radio-Canada. Les quatre concurrents ont eu carte blanche pour mitonner un repas gastronomique quatre services qui leur ressemble.

Les juges retrancheront un premier candidat après avoir goûté aux deux entrées. Seuls les trois survivants pourront compléter leur menu.

À l’image de cette saison, l’épisode diffusé lundi a été goûteux et délicieux. D’abord, Jean-Luc Boulay a enfin pu enfoncer sa cuiller dans un soufflé grâce à Brenda (on la remercie). Depuis le temps — huit ans, exactement — qu’il nous casse gentiment les oreilles avec son dessert fétiche, il l’aura finalement dégusté !

Grand maître du respect du produit, Jean-Luc Boulay, chef propriétaire du restaurant Saint-Amour, dans le Vieux-Québec, a frôlé la syncope quand le pauvre Pierre-Alexandre a plongé son pigeonneau dans la friteuse.

Ce geste inacceptable a débouché sur une réplique 100 % Boulay : « Pour moi, le pigeonneau, c’est un plat fétiche, un plat d’exception. C’est un produit de luxe. Il faut lui donner de l’amour. Le mettre dans une friteuse, on a tous été choqués par cette technique », a-t-il déclaré à la caméra.

La mayonnaise a encore mieux pris entre les artisans de cette téléréalité. Les interventions pimentées d’Élyse Marquis, les instructions précises de Daniel Vézina, de même que les commentaires justes des trois juges, tout a baigné dans l’huile.

Encore plus fantastique : la chanceuse Brenda a remporté un Thermomix cette semaine, le rêve de tout cuisinomane. Sérieusement, ce bidule fait tout sauf la vaisselle.

La relève du Bye bye

Changement de garde au Bye bye. Comme l’a annoncé hier Simon Olivier Fecteau sur le plateau de Bonsoir bonsoir !, seuls Patrice L’Ecuyer et Claude Legault de la dernière édition renfileront costumes et perruques pour la populaire revue de fin d’année de Radio-Canada.

PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA

Seuls Patrice L’Ecuyer et Claude Legault (à droite) seront de retour au Bye bye de Radio-Canada.

S’ajoutent au duo : Guylaine Tremblay, Mehdi Bousaidan, Anne-Élisabeth Bossé et Julie Le Breton. Trois hommes, trois femmes. Personne ne râlera à propos de la parité. Les contrats de Pierre Brassard, Véronique Claveau et Anne Dorval n’ont donc pas été renouvelés.

« Anne Dorval nous avait avertis. Elle ne voulait faire que trois années et elle les a faites. Pour nous, ce n’est pas une surprise qu’elle ne revienne pas. C’était prévu depuis longtemps », précise le producteur du Bye bye, Guillaume Lespérance.

Les quatre recrues n’ont pas été difficiles à convaincre. Pour un acteur, le Bye bye représente un terrain de jeu incroyable. Et l’impact de cette émission est exceptionnel.

Guylaine Tremblay, Mehdi Bousaidan, Anne-Élisabeth Bossé et Julie Le Breton ont tous une fibre comique vibrante. Il s’agit de très bonnes acquisitions pour le Bye bye. Bien hâte de voir leurs prestations.

« C’est important de donner une place à la relève », note Guillaume Lespérance, qui copilotera son quatrième Bye bye avec Simon Olivier Fecteau et André Ducharme.