Certains ont vu en Flash Forward la série qui succéderait à Lost en ce qui concerne les «problèmes» d'addiction. Les deux premiers épisodes leur donnent raison: ils sont plus que prometteurs et se terminent sur des scènes qui nous rivent à notre siège, mâchoire pendante... et le doigt sur la télécommande pour passer illico au suivant.

Mis à jour le 27 févr. 2010
Sonia Sarfati LA PRESSE

La suite (il y a, au total, 10 épisodes en anglais, avec sous-titres anglais et français, dans cette première moitié de première saison) est moins palpitante. Mais difficile de décrocher quand même.

 

Inspirée du roman de Robert J. Sawyer, Flash Forward commence le 6 octobre 2009 alors qu'à 11h (heure de Los Angeles), tous les habitants de la planète ont perdu conscience pendant 137 secondes. Ceux qui dormaient mais aussi, et surtout, ceux qui conduisaient une voiture, ceux qui pilotaient un avion, ceux qui surfaient, etc.

Quand l'humanité reprend conscience, deux millions de personnes sont mortes. Les autres ont eu un aperçu de ce qui leur arrivera dans six mois. Peuvent-ils changer ce qu'ils ont vu? Ou pas vu - puisque pour certains, le flash forward n'a été qu'un trou noir laissant présager leur mort prochaine? Des agents du FBI sont affectés à ce cas. Découvrir la raison du black-out mondial en formant le puzzle que dessinent les informations contenues dans les visions de tout un chacun.

Bien des pistes apparaissent à l'horizon après le dixième épisode. Mais la pause que prend la série présentée sur le réseau ABC (raison officielle: pour permettre la diffusion des Jeux olympiques), le fait que David S. Goyer, l'un des créateurs de Flash Forward, ait remis son tablier et que la date de retour à cette première saison soit constamment repoussée (on parlait de début mars, on pointe maintenant vers la fin) laissent filtrer l'inquiétude.

Mais pas assez pour éteindre l'intérêt. Que la réponse soit satisfaisante ou pas, personne n'a envie de rester dans le noir sur ces 137 secondes d'inconscience collective.

FLASH FORWARD 1.1

CRÉÉE PAR BRANNON BRAGA ET DAVID S. GOYER. AVEC JOSEPH FIENNES, JOHN CHO, SONYA WALGER, COURTNEY B. VANCE

*** 1/2