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Il est urgent d'aider la télévision canadienne, soutient Péladeau

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Le PDG de Quebecor Média, Pierre Karl Péladeau

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Karine Fortin
La Presse Canadienne
Ottawa

Le PDG de Quebecor Média, Pierre Karl Péladeau, estime qu'il est urgent qu'Ottawa aide la télévision généraliste à faire face à l'érosion de son auditoire et de ses revenus publicitaires, commencée il y a quelques années et qui s'est accélérée avec la récession.

«Ça fait trois ans qu'on dépeint la situation qu'on vit aujourd'hui, qui est extrêmement difficile et qui nécessite des changements majeurs», a-t-il martelé, juste avant de s'adresser aux membres du comité parlementaire du patrimoine, qui se penche ces jours-ci sur l'évolution de l'industrie de la télévision au Canada.

Dans son témoignage, M. Péladeau a reproché au Fonds canadien de télévision et au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d'avoir raté le bateau et de n'être pas intervenu quand il était temps pour éviter «la disparition» des télévisions généralistes comme TVA.

L'homme d'affaires a même été jusqu'à dire que le conseil avait nui à la rentabilité des télévisions généralistes en faisant preuve de rigidité au cours des dernières années.

«Il n'y a aucun doute qu'ils ont un impact sur la rentabilité de l'industrie et particulièrement des radiodiffuseurs», a-t-il insisté.

À l'instar de ses concurrents CTV et Global, cette filiale de Quebecor souhaite depuis des lustes avoir accès à une redevance des câblodistributeurs comparables à celle dont bénéficient les chaînes spécialisées.

D'après lui, les télévisions généralistes, qui produisent l'essentiel du «contenu canadien», profitent d'un petit coup de pouce.

Jusqu'à maintenant, cette demande a toujours été rejetée par les autorités réglementaires, qui affirment qu'elle ferait augmenter le prix d'abonnement au câble ou aux services de satellite et pénaliserait les consommateurs.

Des représentants de Rogers Communications, qui chapeaute le câblodistributeur du même nom, soutiennent eux aussi qu'une hausse serait inévitable, si la proposition des télédiffuseurs était retenue.

D'après le vice-président de l'entreprise, Phil Lind, les télévisions généralistes reprendront du poil de la bête, en même temps que le reste de l'économie canadienne. Il accuse ces sociétés de s'être inventé une fiction «à des fins égoïstes», pour se remplir les poches de l'argent des contribuables.

«C'est une façon détournée d'aller piger dans les poches des gens fondée sur le mythe que les distributeurs de services par câble et par satellite ne contribuent pas assez au système. C'est tout à fait faux», a-t-il déclaré devant le comité.

M. Lind qualifie le stratagème imaginé par les télédiffuseurs de «pratique commerciale douteuse».

«Leur appétit pour plus de subventions ne peut être assouvi», a-t-il fait valoir.

CRTC québécois

M. Péladeau s'est par ailleurs prononcé lundi contre l'idée de rapatrier au Québec les pouvoirs de réglementation en matière de télécommunications et de radiodiffusion, pour créer une sorte de «CRTC québécois».

Cette proposition est défendue depuis plusieurs années par le Bloc québécois, qui en a même fait l'une de ses principales demandes en matière de culture.

«J'ai tendance à penser qu'on a déjà suffisamment de fonctionnaires. Avoir davantage de fonctionnaires, ça va compliquer la chose plutôt que de la simplifier et je pense avoir été assez clair: je suis plutôt d'avis qu'on devrait déréglementer», a-t-il résumé.




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