L'Union des artistes (UDA) et le Groupe TVA viennent de conclure une entente de principe qui encadre le secteur des nouveaux médias, une première au Québec.

Mis à jour le 25 févr. 2009
LA PRESSE CANADIENNE

L'entente collective, d'une durée de trois ans, détermine les conditions minimales de travail des artistes-pigistes qui participent aux émissions produites en français par TVA et ses filiales.

Elle encadre également la diffusion de leur travail sur les nouvelles plates-formes, comme l'internet, le iPod, la téléphonie mobile et la vidéo sur demande. L'entente concerne tant l'exploitation des contenus traditionnels dans les nouveaux médias, que la production de contenu original.

Selon les termes de l'entente, la rémunération des artistes sera liée plus étroitement aux revenus découlant de l'exploitation des oeuvres. Ainsi, par exemple, si une émission peut être téléchargée par le public en échange d'un paiement, les artistes recevront une partie des gains générés.

Selon le président de l'UDA, Raymond Legault, ce sont les deux parties qui sortent gagnantes de ces négociations. Il estime que cette entente pourrait faire figure de modèle d'affaire et éventuellement servir d'exemple dans le secteur des nouveaux médias.

Pierre Dion, président et chef de la direction du Groupe TVA, s'est également dit très fier de cette entente qui permet de s'adapter aux défis de l'internet et de la téléphonie mobile. Selon lui, c'est tant la culture québécoise, que l'industrie et les téléspectacteurs qui récolteront les bénéfices de cette entente.