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Décès de la comédienne Marjolaine Hébert

  • Marjolaine Hébert en mai 2002. (Photo: archives La Presse)

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    Marjolaine Hébert en mai 2002.

    Photo: archives La Presse

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  • Marjolaine en septembre 1946. (Photo: Noël Gauvin, archives La Presse)

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    Marjolaine en septembre 1946.

    Photo: Noël Gauvin, archives La Presse

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  • <span>Marjolaine</span> <span>Hébert</span> et Gilles Pelletier dans une scène de <em>Danse de mort</em> jouée en janvier 1962. (Photo: archives La Presse)

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    Marjolaine Hébert et Gilles Pelletier dans une scène de Danse de mort jouée en janvier 1962.

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  • <span>Marjolaine</span> <span>Hébert en </span>mai 1972. (Photo: Réal St-Jean, archives La Presse)

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    Marjolaine Hébert en mai 1972.

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  • Marjolaine Hébert, entourée de Claude Léveillée (à gauche) et Louis-Georges Carrier, célèbrent la prochaine naissance de la comédie musicale <em>On n'aime qu'une fois</em> en juin 1967. (Photo: Yves Beauchamp, archives La Presse)

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    Marjolaine Hébert, entourée de Claude Léveillée (à gauche) et Louis-Georges Carrier, célèbrent la prochaine naissance de la comédie musicale On n'aime qu'une fois en juin 1967.

    Photo: Yves Beauchamp, archives La Presse

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La Presse Canadienne
Montréal

Marjolaine Hébert, la comédienne et fondatrice du premier théâtre d'été professionnel au Québec, est décédée à l'âge de 88 ans.

Née le 13 avril 1926 à Ottawa, Mme Hébert a d'abord été révélée au grand public grâce aux rôles qu'elle a incarnés dans les radio-romans les plus en vue avant la naissance de la télévision.

Elle amorce sa carrière alors qu'elle est encore enfant, à l'émission Radio Petit-Monde, à CHLP, à Montréal, en 1939. Puis, entre l'âge de 15 et 20 ans, elle interprète Marguerite dans le roman-fleuve Madeleine et Pierre, écrit par André Audet et diffusé à CKAC et CHRC. De 1945 à 1960, les auditeurs peuvent l'entendre dans une dizaine de radio-romans. En 1945, elle a également enregistré un disque pour enfants tiré des contes de Perrault.

En 1951, elle devient la première femme annonceure régulière à la radio au Québec, sur les ondes de CKVL. Sa carrière radiophonique s'est poursuivie plus tard à l'émission J'ai une histoire, une série du ministère québécois de l'Éducation qui raconte l'histoire de la province en 26 épisodes diffusés sur CBF-FM.

Il n'y a pas qu'à la radio où Marjolaine Hébert fait sa marque tôt: elle monte sur les planches dès l'âge de 16 ans. Sa carrière théâtrale a d'ailleurs été fructueuse: en plus d'avoir joué dans une quarantaine de pièces, elle a fondé deux théâtres, le Cabaret-Théâtre Aux deux masques, en 1957, et le Théâtre la Marjolaine, à Eastman, en Estrie, en 1960, où de nombreux jeunes comédiens ont fait leurs débuts.

«C'était une merveilleuse camarade, d'une part. C'était une femme qui était très joyeuse au travail. Qui était très agréable et extrêmement efficace, elle était très professionnelle et une excellente comédienne», se rappelle le comédien Edgar Fruitier en parlant de celle qu'il appelle affectueusement «Marjo».

M. Fruitier se souvient également que Marjolaine Hébert avait été très touchée par un grave accident survenu en 1978, alors qu'un autobus avait plongé dans le lac Argent, à Eastman, entraînant la mort de ses 47 passagers qui venaient d'assister à une pièce à son Théâtre la Marjolaine.

Marjolaine Hébert dans Grand Poucet, un conte en... (Archives La Presse) - image 2.0

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Marjolaine Hébert dans Grand Poucet, un conte en trois actes présenté au Gesù en 1946.

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«Ça avait été pour elle un drame effroyable - et je le comprends, raconte le comédien. Elle était très personnelle dans sa réaction, elle a pris ça véritablement comme si elle était la mère de toutes ces spectatrices et spectateurs. Du moins, c'est l'impression qu'on a eue. Elle était très concernée par ça. Et pourtant, c'était arrivé en dehors des limites du théâtre, bien sûr. Mais comme ces gens-là étaient venus pour voir la pièce, elle se sentait une responsabilité (face) à ça.»

Le théâtre, qui célébrait en 2010 ses 50 ans d'existence, avait été racheté en 2003 par le comédien Marc-André Coallier. Mme Hébert a d'ailleurs affirmé en entrevue à la Tribune de Sherbrooke, alors qu'une soirée hommage lui était rendue au mois de juin 2010, qu'elle était très impressionnée par les travaux de rénovations de son successeur dans l'ancienne grange construite en 1889.

«C'est exactement ce que j'aurais fait si j'avais continué. Et on sent que c'est réalisé avec tellement d'amour!», avait-elle déclaré.

Marjolaine Hébert avait mis le théâtre en vente en 1995, n'ayant plus la force de s'occuper de son administration et de son entretien.

«J'avais 40 ans au moment où j'ai acheté le théâtre, et elle m'a dit: "Moi, j'en avais 30 quand je me suis lancée dans l'aventure. Bonne chance et bon rêve!"», révèle Marc-André Coallier, qui soulignera certainement le décès de la fondatrice de son théâtre lors d'une prochaine représentation.

Nouveau chapitre

Marjolaine Hébert profite de l'avènement de la télévision au Québec, en 1952, pour amorcer un nouveau chapitre de sa carrière. Elle s'y distingue en 1955, alors qu'elle remporte le trophée Méritas pour sa prestation de Bedette dans Le Survenant à Radio-Canada. Elle remportera ce prix pour une deuxième fois en 1957 pour le rôle de Margot dans l'émission Pour cinq sous d'amour.

Plusieurs l'ont aussi connue dans le rôle de Jeanne Jacquemin dans le téléroman Terre humaine à la fin des années 1970 et dans les années 1980. Son dernier rôle à la télévision remonte au début des années 1990, alors qu'elle incarne La Marsouine dans Cormoran, entre 1990 et 1993.

Après avoir tiré sa révérence du milieu artistique, elle se dit «très sereine» lors d'une entrevue accordée à la Tribune en août 2002. Elle n'exprime aucun regret et affirme même qu'elle aurait un «peu peur» de retourner sur les planches ou à la télévision, puisque les façons de faire ont changé. «C'est une époque que j'ai adorée mais elle est révolue. En plus, il n'y a pas tellement de rôles pour des femmes de ma génération et de mon registre», avait-elle alors fait remarquer.

En plus des trophées Méritas, Marjolaine Hébert a reçu plusieurs hommages, dont le prix Victor-Morin de la Société Saint-Jean-Baptiste remis à une personnalité qui s'est distinguée dans le milieu du théâtre. En 1984, elle est élue «femme de l'année» au Québec. Puis, en 1991, elle est décorée Chevalier de l'Ordre national du Québec, et en 1994, Officier de l'Ordre du Canada.

Elle est la mère du comédien Daniel Gadouas, né de son union avec l'acteur québécois Robert Gadouas, décédé en 1969.




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