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La machine Pittsburgh

Le violoncelliste Johannes Moser et le chef Manfred... (Photo : Christina Alonso ©, Festival de Lanaudière)

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Le violoncelliste Johannes Moser et le chef Manfred Honeck en concert à l'Amphithéâtre Fernand-Lindsay samedi soir.

Photo : Christina Alonso ©, Festival de Lanaudière

Claude Gingras
La Presse

L'Orchestre symphonique de Pittsburgh et son chef Manfred Honeck reviennent ce week-end au Festival de Lanaudière -- «à la demande générale», lit-on sur le programme.

Le tandem avait donné deux concerts à Lanaudière en 2010, attirant chaque fois 4 000 personnes. Même chose au premier concert, samedi soir : 4 000 personnes.

Cette fois encore, ce qui frappe d'abord dans cet orchestre de 100 musiciens, c'est la prodigieuse virtuosité du jeu collectif et l'écrasante puissance du son. On me permettra de parler ici d'énorme machine produisant le plus beau tapage qui soit.    

Ce spectaculaire déploiement a pour origine la direction extrêmement énergique du chef autrichien de 53 ans qui est titulaire à Pittsburgh depuis cinq ans. Il lance le concert en trombe avec la fameuse ouverture de Rousslan y Liudmilla de Glinka.

Le soliste est peu connu : Johannes Moser, violoncelliste de 33 ans, dans le célèbre Concerto de Dvorak. On apprendra plus tard qu'il est né à Munich, que sa mère est la soprano canadienne Edith Wiens et qu'il joue sur un Andrea Guarneri de 1694. Johannes Moser est incontestablement un violoncelliste de premier plan. Son Dvorak déçoit néanmoins, à cause d'un mouvement lent inutilement maniéré. Le discours n'est plus lent : il est ralenti, et ralenti presque jusqu'à l'immobilité. À l'orchestre, quelques petits problèmes passagers chez les cors.

La cinquième Symphonie de Tchaïkovsky occupe l'après-entracte. Ici, un autre problème de mouvement lent, mais cette fois l'orchestre n'y est pour rien. À trois ou quatre reprises pendant ce seul mouvement, le ciel de Lanaudière est envahi par des hélicoptères et des avions. En 2010, on s'en souvient peut-être, c'était un chien qui aboyait.

Tchaïkovsky parvient finalement à se faire entendre à travers ce bruit, mais son porte-parole n'est pas très convaincant. Là encore, l'orchestre est superbe, dans son tout et dans ses parties constituantes. Mais Pittsburgh ne possède pas cette belle couleur sombre des orchestres russes et le chef prend trop de libertés avec les tempi.

Chez les spectateurs, c'est l'ovation debout, à laquelle le chef répond par deux rappels : un entracte de Carmen et le Galop de la musique de scène composée par Khatchaturian pour la pièce Mascarade de Lermontov.

PITTSBURGH SYMPHONY ORCHESTRA. Chef d'orchestre : Manfred Honeck. Soliste : Johannes Moser, violoncelliste. Samedi soir, Amphithéâtre Fernand-Lindsay de Joliette. Dans le cadre du 35e Festival de Lanaudière.

Programme :

Ouverture de l'opéra Rousslan y Liudmilla (1842) - Glinka

Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, op. 104, B. 191 (1895) - Dvorak

Symphonie no 5, en mi mineur, op. 64 (1888) - Tchaïkovsky




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