Avec ses albums flirtant avec le rockabilly et le country, David Myles connaît une carrière florissante dans sa langue maternelle depuis une douzaine d'années. Mais quelle bonne idée il a eu de faire le saut du côté du français avec Le grand départ, un premier disque dans la langue de Félix vraiment réussi.

JOSÉE LAPOINTE LA PRESSE

Le dandy originaire de Fredericton s'est entouré de belle manière - François Lafontaine à la réalisation, Carole Facal et Gaële aux textes - pour livrer cet album aussi sensuel que séduisant.

La voix est joliment grave, l'accent charmant, les textes parlent d'amour, de ruptures, de départs et de désir, et l'univers est délicieusement pop et jazzy, parfois un peu plus rock, la plupart du temps porté par un léger groove.

David Myles est une espèce de crooner contemporain qui ne verse jamais dans la guimauve, qui interprète ses chansons vraiment bien tournées avec juste assez de liant pour toucher le plexus, mais toujours avec une élégance décontractée.

Du jazz lounge d'Encore là au country-pop de Trop tard en passant par le rock de Hey Sheriff et une reprise du classique Le temps de l'amour de Françoise Hardy, qui en dit long sur le bon goût du monsieur, ce Grand départ est concluant et devrait mener son interprète bien loin.

En tout cas, on a bien envie de partir avec lui.

* * * 1/2

CHANSON. Le grand départ. David Myles. L-Abe.