Cette voix suave, qui n'est pas sans rappeler celle de D'Angelo, est celle de Daniel Caesar, sérieux prétendant au prix Polaris... c'est-à-dire peu avant qu'il ne devienne une superstar internationale et qu'il ne se joigne possiblement au carré d'as torontois - Drake, Justin Bieber, The Weeknd.

Mis à jour le 18 juin 2018
Alain Brunet LA PRESSE

Quoi qu'il advienne, on peut parler d'une ascension fulgurante, ZE buzz d'un artiste émergent sur le territoire torontois de la soul/R&B/gospel. Freudian est une véritable bombe dans cette tendance dominante de la musique populaire.

Lascif, sensuel, épidermique, charnu, extrêmement relax, Daniel Caesar est superbement encadré par BadBadNotGood, Alex Ernewein, Jordon Manswell, Riley Bell. On y savoure cette mixtion parfaite même si convenue, constituée de références mélodiques, harmoniques et stylistiques connues de quiconque, autour desquelles un soliste incarné transcende des arrangements raffinés et créatifs.

Le mélange d'instruments acoustiques ou électriques, machines ou logiciels, voix humaines amalgamées avec un raffinement certain, doit-on renchérir.

Le pouvoir attractif de Daniel Caesar, qui excelle autant dans le registre du ténor que dans celui du contre-ténor, lui vaut le recrutement de voix superbes qui lui donnent la répartie: Kali Uchis (dont nous avons fait l'éloge il y a quelques semaines), H.E.R. (Gabi Wilson de son vrai nom), Syd (Sydney Loren Bennett) et Charlotte Day Wilson. C'est dire...

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SOUL/R & B. Freudian. Daniel Caesar. TuneCore.