Le groupe de Brooklyn Wilsen met d'abord en relief une jeune Anglaise élevée à Calgary, réimplantée à Londres, puis à New York.

Mis à jour le 8 mai 2017
Alain Brunet LA PRESSE

Voilà Tamsin Wilson, que l'année 2017 pourrait fort bien retenir parmi ses plus belles découvertes. Entourée en studio du bassiste Drew Arndt et du guitariste Johnny Simon, elle a travaillé à un enregistrement de folk éthéré, sensuel, intime, crépusculaire, onirique.

Les grandes qualités de cet album sont intimement liées à sa réalisation, et donc à l'excellent réalisateur et ingénieur du son britannique Ben Baptie. La voix suave de la chanteuse, les grooves aériens des instruments harmoniques sont magnifiés par le galbe synthétique, les surimpressions sonores, la réverbération, le groove irrésistible de ces tempos lents ou moyens.

Sans la profondeur du mix, sans ces ambiances brillamment conçues, on aurait peut-être une tout autre perception de Wilsen. Or, on a celle-ci: voilà un grand cru, fermenté au carrefour du psyché folk et de la dream pop. Les insomniaques s'amusent, conviendrait Daniel Bélanger...

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DREAM POP. I Go Missing in My Sleep. Wilsen. Secret City Records.