On aurait pu rapidement se lasser de tout ce maelström pour une simple raison: la redondance. Ces scories de sons auraient pu atteindre leur niveau de saturation... créative.

ALAIN BRUNET LA PRESSE

Or, le troisième album studio de Death Grips (qui suit The Money Store et No Love Deep Web et le mixtape Ex-military) ne donne pas les signes d'essoufflement appréhendés. Variété de rythmes hardcore inspirés du rock et de l'électro, exécutés par l'excellent batteur Zach Hill. Critique, provocateur, cynisme très corrosif - «I got power it's so cheap», lance le MC Stefan Burnett dans Birds.

Traitements électroniques et jeu de claviers hautement imaginatifs, signés Andy Morin. Cela pourrait ne pas mener grand-chose sauf un élan de rage, Death Grips continue néanmoins de proposer plus. Ce trio californien s'inscrit parmi les plus pertinents véhicules de fréquences acidulées.

À écouter: This Is Violence Now (Don't Get Me Wrong)

HIP HOP

Death Grips

Government Plates

Third World Records

****