L’ADISQ a dévoilé mercredi les finalistes de sa 43édition. C’est Klô Pelgag, et son album Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, qui arrive en tête des sélections avec huit dans les catégories artistiques et huit dans les catégories industrielles, pour un impressionnant total de seize.

Josée Lapointe
Josée Lapointe La Presse

Pour la deuxième année d’affilée, les sélections ont été annoncées par communiqué, plutôt que dans un évènement réunissant les finalistes.

Nous avons donc joint au téléphone Klô Pelgag, qui savourait quand même le moment. « C’est un album qui est précieux, car il m’a permis de m’émanciper de différentes façons, explique-t-elle. Il m’a appris beaucoup sur moi, m’a permis de faire confiance à mes capacités. Et au point de vue personnel et intime, il m’a appris à savourer les choses belles qui m’arrivent, et ça, c’en est une. C’est tout ce travail qui fait qu’aujourd’hui, j’apprends que je suis nommée et je suis heureuse. Et je vais probablement le fêter, ce que je me permettais moins de faire avant. J’avais de la difficulté à en profiter. »

Si les huit sélections industrielles soulignent l’importance du travail d’équipe, Klô Pelgag apprécie également les sélections qui sont nouvelles pour elle, aux arrangements et à la réalisation. « C’est quand même une facette où je me suis permis plus que jamais d’aller loin. Ça m’a permis de retrouver ma capacité et ma confiance. »

Malgré sa sortie en pleine pandémie en juin 2020 et la quasi-absence de spectacles depuis, Klô Pelgag rappelle que Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est son album qui a connu le plus grand écho à l’international et qu’il a « ouvert quelque chose » pour elle. Comme si ses « propriétés guérisseuses » étaient arrivées à point nommé.

J’ai l’impression que ç’a été le moment parfait pour le sortir. Du point de vue commercial, non, mais qui était significatif dans le contexte où on est. C’est un album qui parle beaucoup d’anxiété, de dépression, et la pandémie a été challengeante du point de vue santé mentale pour beaucoup de gens. Probablement que certains l’ont reçu d’une façon plus coup de poing que dans un contexte de vie normale.

Klô Pelgag

Pour toutes ces raisons, cet album serait cher à son cœur « même s’il avait eu moins de nominations », ajoute l’auteure-compositrice-interprète, qui ne veut pas trop s’attacher à cet aspect de son métier non plus. « Je ne veux pas que ça devienne un moteur. »

N’empêche qu’avec 16 sélections à l’ADISQ et une présence parmi les 10 finalistes du prix Polaris, Klô Pelgag connait un automne de feu. « Ça va plutôt bien. Il y a de la lumière pour les spectacles, plein de dates vont être annoncées, des tournées à l’international, des nouveaux marchés… Ça augure bien. C’est le soleil après la tempête, quoi ! »

Charlotte Cardin, Louis-Jean Cormier, FouKi…

Parmi les autres finalistes, Charlotte Cardin est celle qui suit Klô Pelgag pour le nombre de citations, avec trois sélections artistiques et sept dans les catégories de l’industrie, ce qui lui vaut un total de dix sélections.

Quatre autres artistes se démarquent avec cinq citations artistiques chacun : Louis-Jean Cormier (pour un total de neuf en comptant les catégories industrielles), FouKi (six en tout), Les Cowboys Fringants (sept en tout) et Vincent Vallières.

Tous se retrouvent sur les rangs pour l’interprète féminine ou masculin ou le groupe ou duo de l’année : Klô Pelgag aux côtés de Roxane Bruneau, Cœur de pirate, Ariane Moffatt et Guylaine Tanguay ; Louis-Jean Cormier, FouKi et Vincent Vallières avec Damien Robitaille et Pierre Lapointe, et Les Cowboys Fringants avec 2Frères, Bleu Jeans Bleu, Comment Debord et Corridor.

En lice pour le prestigieux trophée de l’auteur ou compositeur de l’année, on retrouve encore Louis-Jean Cormier, Klô Pelgag et Vincent Vallières, avec en plus Ariane Moffatt et Antoine Corriveau.

Parmi les autres artistes qui récoltent plusieurs sélections artistiques avec quatre chacun, notons 2Frères, Ariane Moffatt, Pierre Lapointe et Roxane Bruneau.

La révélation de l’année sera Alex Burger, Comment Debord, CRi, Léa Jarry ou Thierry Larose. Du côté de l’artiste autochtone de l’année, on retrouve Anachnid, Kanen, Matiu, Scott-Pien Picard et Q052.

Signe des temps, la catégorie spectacle de l’année est devenue spectacle en ligne de l’année, en chanson du côté francophone – où on retrouve 2 Frères, Koriass et FouKi, Les Cowboys Fringants, Klô Pelgag et Damien Robitaille – et anglophone/autres langues/langues autochtones, ainsi qu’en humour (Rachid Badouri, Michel Barrette, Yvon Deschamps, Luc Langevin et Pierre-Yves Roy-Desmarais).

Deux autres nouvelles catégories ont aussi été créées : artiste ayant le plus rayonné sur le web, qui compte parmi ses finalistes Damien Robitaille, Florence K et Half Moon Run, et collaboration internationale de l’année.

En tout, 119 artistes et 94 artisans ou professionnels sont nommés dans 54 catégories. Ils ont été sélectionnés parmi les 238 albums, 42 spectacles en ligne et 120 vidéoclips recensés entre le 1er juin 2020 et le 21 mai 2021.

Animé par Louis-Josée Houde pour la 16année, le gala aura lieu le 7 novembre sur ICI TÉLÉ en direct de la salle Wilfrid-Pelletier. Préenregistré au MTelus, le Premier Gala animé par Pierre Lapointe sera diffusé le 3 novembre à Télé-Québec. Quant au Gala de l’Industrie, animé par Claudine Prévost, il sera présenté sur PalmarèsADISQ.ca le 1er novembre.

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